Le blog de La Sorcière
 

114 : The boy in the box

(Avec un titre pareil, ça aurait pu être un épisode de Bones... )

Alors voilà, on vient de voir un épisode sublime, sentimentalement dévastateur, on se dit qu'on va s'en mater un autre histoire de se faire une bonne intrigue bien basique genre années 90, pour se remettre... Tough shit ! On se retrouve avec le même en pire ! Le truc qui sert, mais à RIEN ! Juste à nous plomber la soirée puissance 12 000, l'oeil fixe, le nez morveux, le sanglot coincé dans la gorge. M'enfin y z'ont pas honte ???

(C'est là qu'on se dit qu'une série, c'est fait pour être regardé au rythme d'un épisode par semaine, pas de douze, Madame la Sorcière !)

1958. Des gosses qui jouent dans un champ, des nonnes et Johnny Cash...

C'est beau, on voudrait que le temps suspende son vol, mais malheureusement...

(Bon, ce serait trop demander qu'ils nous occisent autre chose que des marmots et des faibles femmes ? Et pourquoi pas un beau grand gaillard, pour changer ???)

Au fil de la chose, on soupçonne tout. Les mauvais traitements infligés à un petit garçon tellement turbulent que deux familles qui avaient voulu l'adopter l'avaient rendu à l'orphelinat (énorme claque dans la gueule quand la nonne rescapée explique que les châtiments corporels, à l'époque, c'était légion. On a beau le savoir, ça fiche quand même un coup), les petites brutes du dortoir, et même un truc infâme, des tests de radioactivité infligés en douce à des gamins pauvres dont la disparition n'aurait gêné personne.
Mais il y a pire que ça, encore. Il y a une mère qui n'a jamais dit à son fils qui il était vraiment, qui le regarde grandir en silence et qui ferait n'importe quoi pour qu'il trouve un vrai foyer et une vraie famille... jusqu'à supplier son amant qui bosse dans un hôpital de tenter en douce un super traitement qui marche vachement bien pour les problèmes comportementaux : les électrochocs. C'est déjà pas gégé. Mais quand la mère, c'est une des deux nonnes de l'orphelinat, c'est encore pire.

La vieille peau de vache que Lilly et Scotty traquent sans relâche pour lui faire cracher le morceau était leste de la cravache, mais quarante cinq ans plus tard, elle essaye surtout d'épargner la mémoire de sa collègue et amie, décédée depuis peu.

C'est elle qui au final a assisté à l'agonie de l'enfant et à la détresse de la mère...

Est-ce qu'on avait vraiment besoin de voir ça ? J'en sais rien. Au final, qu'est-ce que ça change ? Pas grand-chose. Si ce n'est qu'une orpheline qui a toujours cru avoir eu un frère se retrouve plus que jamais seule au monde...

... qu'une nonne peut enfin être délivrée de ce terrible secret, et qu'un gamin est enfin enterré auprès de sa vraie mère.

Ca va, pas trop envie de vous tirer une balle, les zamis ?

La très belle fin est sur Youtube, c'est ici. Moi, ce jonglage entre la couleur et le noir et blanc, le présent et le passé, ça me donne le tournis tellement c'est magnifique.

Je vais toutefois peut-être y aller un peu plus mollo sur Cold Case parce que mine de rien, c'est un peu épuisant nerveusement...

 

113 : The letter

Je me fais avoir à chaque fois, c'est décourageant. Pourtant, je sais que je vais en chier, que ça va être sordide et triste, mais je ne peux pas m'empêcher de trouver ravissantes les premières secondes de chaque épisode. C'est un sentiment vraiment bizarre... l'enchantement mêlé à l'anticipation, savoir que dans quelques secondes, tout va basculer et qu'on va se retrouver avec un cadavre sur les bras.
Et puis aussi, les premières notes de musique qui retentissent et le cerveau qui cherche à toute allure de quand cela peut dater. Bref, démarrer un nouvel épisode de Cold Case, c'est chaque fois un grand moment. L'équivalent de l'écran noir avant que le film ne commence, au cinoche. C'est quand même très très agréable.

Et alors lorsque vous voyez "1939" s'afficher à l'écran, c'est bon, vous êtes déjà tout émotionné.

C'est dans ces épisodes qui remontent à plusieurs décennies que l'on peut apprécier le mieux le souci du détail, le casting exceptionnel (ils ont tous tellement l'air d'appartenir à cette époque que c'est à en chialer), le soin apporté aux costumes, au maquillage, aux décors. C'est bien simple, cette intro est tellement magnifique que j'en ai eu les larmes aux yeux.

Magnifique aussi la victime que j'ai eu l'occasion d'apprécier l'an dernier dans House.

Sadie, donc, assassinée en 1939 dans une maison close. Un cas jamais résolu et ressuscité par la petite-fille dont la mère vient de mourir et qui a reçu en héritage une lettre écrite par son aïeule juste avant de mourir.

Ce qui est génial, c'est que dès l'intro, on sait quels personnages vont être exploités, lesquels on va nous sortir avec soixante ans de plus. C'est phénoménal et jouissif, même quand on commence à maîtriser les codes de la série. Peut-être même que ça n'en l'est que plus.

Et au delà de l'aspect glauque de ce genre d'enquête, on sent à quel point Lilly prend un pied d'enfer à remonter aussi loin. C'est un défi à la taille de l'enquêtrice qu'elle est.

Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer la petite fenêtre ouverte vers la vie privée de Scotty. Lorsqu'il va voir l'expert en graphologie pour étudier la lettre...

Scotty : What's that tell you ?
Graphologue : Ah ! Firm, logical... running from something ?

Interesting.
Je pense que le prochain dont on va apprendre des choses intéressantes s'appelle Scotty Valens. Yummy. Avec ça qu'il est de plus en plus mignon, de plus en plus charmant, de plus en plus taquin. Je l'adore. Même quand il mange des trucs dégueulasses.

Et qu'il charrie Lilly avec une lourderie tout à fait indigne de son rang.

Lilly : Kite's been in court all day.
Scotty : So ask him tonight.

Ouh là là, comment qu'elle aime pas qu'on sous-entende des trucs sur elle et le substitut du procureur !

Ptit con !

Pour en revenir à l'écriture qui est au coeur de l'enquête, ce n'est donc pas celle de Sadie qui est sur la fameuse lettre... pour la bonne raison que Sadie ne savait ni lire ni écrire. Elle faisait écrire ses lettres par une petite fille plus instruite qu'elle.

Une petite fille devenue bien vieille mais qui a gardé des indices précieux de la vie de Sadie. Et notamment plein de petits papiers que la (très) belle trouvait tous les matins avec le lait frais... puisque le laitier, justement mentionné dans la lettre, était tombé amoureux d'elle.

Je ne saurais décrire la grâce désuète de ces séquences portées par la voix d'Ella Fitzgerald. C'est splendide, romantique, adorable.

Alors je ne vous dis pas la tristesse quand on découvre que le meurtrier, c'est bien lui... Tombé amoureux d'une femme de couleur à la peau si claire qu'elle aurait pu se faire passer pour une blanche, mais mère d'une lointaine petite fille elle bien noire...

Trop dur à accepter en 1939, surtout quand la menace plane déjà sur leur couple improbable. Venu pour prévenir Sadie qu'elle allait être victime d'une attaque par un petit groupe de Blancs bien blancs et bien en pétard, le laitier se retrouve spectateur de cette horreur...

Avant d'en devenir l'acteur principal.

A croire que plus ces épisodes sont beaux et plus ils sont tristes. Je me rends de plus en plus compte que ce sont ces meurtres parfois inexplicables, commis par les personnes dont on veut le moins qu'elles soient des criminels, qui ont le plus d'impact à la fois sur les enquêteurs et sur nous. Et à vrai dire, c'est presque ceux-là que j'attends le plus.
Pauvre pépé qui va donc payer ce geste inconsidéré commis soixante ans plus tôt. A quoi ça sert ? On sait pas trop. C'est juste... trop triste.

Heureusement, la dernière scène est si belle qu'elle laisse quand même un sentiment de sérénité et de repos.

Les victimes sont souvent attachantes, mais là... c'est au delà de tout ce que j'ai pu voir. Du moins jusqu'à cet épisode.

(Dans lequel on apprend d'ailleurs que les meurtres fichés remontent jusqu'à... 1903 ! Ouh là là, trobientrobientrobien !!! )

 

"Blue Moon"

Sans hésiter la plus belle fin que j'aie vue jusqu'à présent dans Cold Case.



Et un des plus beaux épisodes, aussi.
Review pour ce soir, comme d'hab...
 

112 : Glued

Bon, j'ai enfin le temps de me pencher sur le cas de cet épisode que j'ai vu il y a déjà quelques jours. Et il faut que je fasse avancer le schmilblick parce que j'ai juste envie d'aller plus vite, là ! (Et le suivant est magnifique.)

Bref, pour commencer, un épisode où on entend Supertramp, c'est bien. La Sorcière aime Supertramp. La Sorcière a été bercée au son de Supertramp.

Par contre, je ne suis pas très très contente, parce que... ces enfoirés ont tué Dean Winchester !!!

(Je ne vais pas m'attarder sur l'horreur de ce crime, je crois que tout le monde a capté.)

Bon, en gros, ce n'est pas l'enquête qui rend cet épisode passionnant, c'est plutôt son impact sur les personnages, et surtout sur UN personnage. Celui que j'attendais depuis un bon moment, maintenant... et je commençais à m'impatienter. La Sorcière n'aime pas s'impatienter.
Depuis le début de la série, chaque cas est couvert par la présence rassurante du chef de nos bons petits soldats : le lieutenant John Stillman. On va dire qu'à ce jour, il ne servait pas à grand-chose, tout juste à encadrer, voire recadrer si nécessaire. Ah ah, et pourtant, ce faisant, en ce qui me concerne il a acquis une aura assez remarquable, m'inspirant un respect phénoménal.
De là la question cruciale : alors et lui, c'est quoi, son problème ?

Eh bien son problème, c'est justement ce cas précis. L'assassinat de Tim Barnes en 1980, parti acheter un cahier, petit trajet dont il n'est jamais revenu.

23 ans plus tard, Stillman n'a toujours pas résolu cette enquête qui lui a pourtant coûté cher tant il s'est investi dedans. Comme il le confie à Lilly.

Stillman : I lost my marriage over a case I couldn't even solve.

Et si aujourd'hui il tient à se repencher dessus, c'est que sa propre fille, née à ce moment-là, est elle-même enceinte.
Je peux vous dire que la superposition du Stillman de 2003 et de celui de 1980 est hallucinante. Le physique, les voix qui se fondent... Au point qu'il y a eu des moments où j'ai dû me demander lequel des deux acteurs était utilisé pour telle ou telle scène.

L'enquête en elle-même ne m'a pas passionnée, mais j'ai été touchée par la détresse des parents, celle de 2003 car ils ne se sont jamais remis de la perte de leur fils, et celle de 1980 parce qu'ils sont dépassés par leurs tâches en tant que parents de trois petits monstres qu'ils ont bien du mal à gérer.

Le fait que l'on soupçonne soudain la mère renforce encore l'horreur de la situation. Pauvre femme qui, dans un moment d'égarement, a demandé à Dieu de la soulager de son fardeau, et qui quelques minutes plus tard se retrouve avec un fils mort sur les bras.

L'intervention des trois couillus de la crim' allège un peu l'atmosphère (thank god). Les voir se planter avec leurs petits fauteuils pliants à un endroit stratégique où tous les drogués viennent se ravitailler pour faire coucou aux bagnoles qui passent, ça m'a fait hurler de rire. Tous les trois, ils ont un sacré potentiel comique. Et puis la fraîcheur de Scotty qui découvre, ravi, ce genre de petit plan, c'est trop mignon.

J'attendais aussi avec impatience notre première intrusion dans le monde de Lilly, et ma foi, je n'ai pas été déçue. J'ai presque été étonnée que cela arrive si vite, alors qu'on commence tout juste à gérer les informations concernant son enfance. Là, c'est bien sûr l'ami Kite qui force un peu la porte de son foyer. Pas con, le gars. Si Lilly ne dit pas non, c'est que ça veut dire oui.
Eh bien je ne m'attendais pas non plus à tomber sur une antenne de la SPA. Didjou, mais ces chats sont passés au rouleau compresseur, ou quoi ?

Lilly : I thought you liked cats ?
Kite : Cats, not... mutants.

Lilly : This is Olivia. And this is...
Kite : Tripod ?

Il est amusant, ce garçon, il me plaît bien. Quelqu'un pour lui dire qu'il va avoir du mal à arriver à ses fins ?

Bonne chance quand même.

Pour en revenir à l'enquête, j'ai quand même beaucoup aimé le coup du prêtre qui a reçu la confession du tueur mais qui ne veut pas rompre le secret. C'est énorme.

Lilly : Even if that person killed an 8-year-old boy ?
Father Declan : Even if.

La manière qu'ont Scotty et Lilly d'exploiter ça est grandiose. Tout simplement en amenant le prêtre dans les locaux au moment où leur suspect s'y trouve, le faisant flipper à mort.
Quelle tristesse de constater que c'est le vendeur du magasin, écoeuré de voir le petit lui piquer un tube de colle pour filer à une bande de Blacks qui l'ont raquetté, qui lui file une mandale, le laissant sur le carreau.

Encore une fois, sans nous mentir, les flashbacks nous ont bien manipulés. C'est ce même vendeur qui avait pourtant fait grâce au gosse des quelques cents qui lui manquaient pour acheter son cahier...

Et cette fois, c'est Stillman qui reçoit la visite furtive de la victime...

Tandis que Lilly qui n'a pas voulu que son soupirant la voie les cheveux détachés referme cette porte brièvement ouverte sur sa vie quotidienne...

C'est bien, c'est très très bien...

 

111 : Hubris

Heeeeem. Malgré mon fort attachement à ces meurtriers qui se croient tout puissants et qui tuent parce que, vous comprenez, j'ai la classe, moi... difficile de ne pas sauter sur mes petits pieds et de leur hurler à tous qu'ils sont quand même un peu des gros benêts, et qu'il faudrait peut-être qu'ils aillent s'acheter une culture. Au moins qu'ils révisent leurs classiques au lieu de se la péter justiciers no-life à l'oeil et à la truffe humides.

(Oui, bon, j'avoue que je suis capable de reconnaître une réplique d'Hamlet au bout de trois mots, ce n'est peut-être pas le cas de tout le monde. Mais quand même... la mise en scène des crimes... HELLO ? Pas un qui ne percute, ou si tard ? Ces gens ont-ils fait des études avant de devenir les gardiens de l'ordre chez les maîtres du monde ???)

Bref, c'est déjà fort mal parti pour cet épisode dont le crime a eu lieu en... 1995. Mmmmh. Boring.

Bon point en revanche et c'est ça qui va nous sauver l'épisode : un coupable superbe qui compense l'ignorance crasse de nos héros, soupçonné depuis des années mais toujours en liberté faute de preuves tangibles, et qui, un peu agacé d'avoir perdu son boulot à la fac et avide de retrouver son statut de splendide quadra bourré de réussite, nous rezigouille une nouvelle gonzesse selon le même MO avec un alibi en or, histoire de se dédouaner totalement et de faire accuser un autre type du meurtre survenu dans les années 90. Je veux dire... waouh ! C'est énorme ! Quel culot !!!

Ca, c'est le sourire de la bête qui vient de se faire coincer, genre : "Avouez que c'était bien tenté, hein ?"
C'est quand même lui qui vient chercher Rush et Valens pour qu'ils relancent l'enquête et l'innocentent... on croit rêver !
Evidemment, il aura fallu en déployer, des trésors de ruse et d'intelligence pour remonter jusqu'à ce génial individu qui se tapait toutes ses étudiantes.
Mais tout de même, est-ce qu'ils n'auraient pas pu percuter tout de suite que la mise en scène à la Ophelaï, ça sentait son prof d'anglais comme pas permis ?

En revanche, j'avoue que remonter jusqu'à l'homme de main grâce à une faute d'anglais qu'il fait à l'oral et qui renvoie aux cours du soir donnés par le coupable... waouh.

Pareil, le motif, complètement hallucinant. "She made me love her."
Alors qu'on croyait que la victime a été tuée parce qu'elle l'aimait et le harcelait, lui homme marié et père de famille, c'est tout l'inverse. C'est lui qui est tombé amoureux et qui n'a pas supporté qu'elle le quitte.

Bref, pas mal, mais il y a quand même des trucs inexcusables du côté de la Crim'.
Sinon, scène extrêmement embarrassante entre Lilly et son pote Kite, là, qui lui tourne furieusement autour depuis un ou deux épisodes. Mon Dieu, mais quel âge elle a, la pauvre enfant ? Se mettre à glousser comme une pré-pintade de 14 ans au moment où il se rapproche d'elle, prêt à l'embrasser, c'est du dernier ridicule. Vrai, on dirait presque moi, dites donc !

Pas facile d'approche, la miss. Et surtout, je crois que les jolis flocons et la romance, c'est pas trop trop son truc. Disons qu'il y a de fortes chances pour qu'elle ne s'autorise pas ce genre d'extras... Redoutable sur le terrain mais bonne à rien en dehors... on commence à comprendre pourquoi elle met tant d'acharnement à remettre les choses à leur place dans son boulot. Lilly, va ranger ta chambre.

 

110 : The hitchhiker

Très honnêtement, je n'ai pas trop trop aimé cet épisode. Atlantic City, 1997, deux jeunes cons qui veulent devenir les maîtres du monde... d'entrée de jeu, ça sent le meurtre par le cousin dont le rire hennissant est bien trop nerveux pour ne pas être suspect.

(Lilly est de mon avis.)

En plus, on nous embrouille notre race avec cette histoire de tueur en série, auquel finalement le meurtre du jour n'est pas lié, mais qu'on finit quand même par arrêter... bref, c'est un peu dense. Surtout quand comme moi, on aime regarder ce genre de trucs à minuit passé. (Vous avez le droit de penser que je ne suis pas nette.)

Mais bon, deux prétextes intéressants, ici, et joliment liés. D'abord, Scotty qui fait une bourde grosse comme lui.
Le voilà maintenant à la crim' comme chez lui, et il veut que ça marche, il veut qu'on le remarque, il veut qu'on le félicite. Alors il pousse un suspect, autrefois braqué par la victime, à bout, recueillant une confession qui n'en est pas une, seulement parce qu'il a menacé le type de lui enlever son fils.

(Excellent personnage, très complexe, très difficile à cerner... Malheureusement pas exploité à sa juste valeur, mais la maladresse est intéressante limite on se demande si ce n'est pas fait exprès pour troubler le spectacteur.)

Enfin, tout cela sous l'oeil impitoyable de Lilly et du chef. Qui le cueillent tout de suite à sa sortie, encore tout fier de son coup. Pour lui expliquer, mon petit gars, qu'il faudrait peut-être y réfléchir à deux fois avant de menacer un immigré Russe de ressortir les bonnes vieilles méthodes du KGB.

Mouché, le Scotty.

Voilà. Cette petite fenêtre ouverte sur la Russie, je l'ai trouvée excellente. Ce n'est pas grand-chose, mais c'est clair que c'est le genre de choses qu'il faut savoir quand on fait ce boulot. Et pour ça, Scotty est encore un peu jeunot.

(Je sens que l'apprentissage va être passionnant. )

Pour le reste, une fois de plus, la reconstitution du meurtre est grandiose d'horreur et de tension dramatique. Et triste, contrairement au reste de l'épisode, en fait. Parce que voir la mort arriver comme Matt Mills la voit, de la main de son propre cousin, c'est atroce.

Bien aimé la petite scène de fin où Scotty, embrassant cette humilité qui lui fait habituellement tant défaut, s'en va s'excuser auprès du Russe.

Et peut-être même encore plus celle où Jeffries et Vera se tapent un carton dans les bureaux déserts, et font signe à Lilly de les rejoindre...

C'est le genre de petits trucs sympas. Qu'on apprécie quand on commence à aimer une série et ses personnages. Et qu'on a envie de voir plus souvent.

 

109 : Sherry darlin'

A première vue, voici un épisode qui m'a moins bien accrochée que les deux précédents. D'abord, après m'avoir chauffée à blanc avec son superbe crâne et ses yeux de velours, adios Danny Pino. M'enfin c'est quoi, cette arnaque ?
Je n'ai pas fini de me rincer les rétines, rendez-le-moi illico !

Déception, donc. Et c'est là qu'on se rend compte qu'en seulement deux épisodes, le petit corniaud a bien réussi son coup.

Du coup, c'est l'occasion pour Lilly de rebosser un peu seule, et aussi un peu avec Vera que j'adore. Vous ne pouvez pas imaginer comme il me plaît, Patapouf. Il m'éclate, parce qu'il est drôle (a-t-il le choix, le pauvre bougre ?), mais aussi parce que son petit côté lourdingue et lourdaud associé à la porcelaine-attitude de Lilly, je trouve ça très bon.

On notera que c'est grâce à lui que l'on remarque Lilly en train de s'éclipser discrètement en pleine journée. L'on apprend ainsi qu'elle a une soeur (intereeeestiiiing), que c'est elle qui s'occupe de sa mère... enfin, normalement.

Nick : Where you going ?
Lilly : Pharmacy run.
Nick : Thought your sister was taking care of your mother.

Mmmmh, monsieur est au courant de tout... Et s'il y a du rififi chez les Rush, m'est avis qu'on n'a pas fini d'en entendre parler !
Pour en revenir à Scotty, le fait qu'il ne soit pas là, ça m'a permis de réfléchir un peu plus sur le cas Lilly Rush. Parce que mine de rien, elle nous fait un drôle de plan, la demoiselle. Ca me fait flipper de la voir aussi à fond dans certaines enquêtes, au point qu'il ne semble plus y avoir de limites entre sa vie et son boulot.
Comparé à tous ses mâles collègues qu'on sent beaucoup plus détachés, c'est spectaculaire. On en vient à se demander pourquoi elle s'inflige ça, pourquoi avoir choisi les "cold cases" dont le caractère ancien confère sans doute une charge émotionnelle supérieure aux crimes tout frais, plus passionnés... Pourquoi se frotter à ça si c'est pour finir l'oeil mouillé et le coeur gros à la fin de chaque épisode ? Probablement parce que Lilly ne sait pas vivre sans. Et si c'est ça, eh ben on va super bien rigoler pendant six saisons, youpi !
En même temps, une héroïne bien tordue, yummy ! I love that. (D'autant qu'être malheureux, c'est bien plus intéressant que nager dans la béatitude. Foi de moi.)

Bref... aujourd'hui, au menu, une mémé de 81 ans assassinée chez son petit-fils qui l'avait à charge et retrouvée quinze ans plus tard dans le sous-sol de son ancienne maison. Gloups. Personnellement, et c'est vraiment pas de bol, cela m'évoque des choses.

J'avoue que l'idée que ce type ait pu étouffer sa grand-mère gentille mais un peu gênante à coup d'oreiller sur la tronche m'a tout de suite été insupportable. Ca m'a foutu la nausée.
Bien sûr, le fait qu'il appelle Lilly dès le début pour s'accuser, puis pour discuter, c'était louche. Mais je redoutais vraiment que ce soit lui. Je n'en aurais pas dormi de la nuit si ç'avait été le cas.

Lilly : How is it you know she was murdered ?
James : I did it.

Et si je vous disais que j'ai reconnu l'acteur rien qu'à ça...

Et que je n'ai même pas attendu qu'on le voie en entier pour filer sur IMDB et avoir la certitude que j'avais raison ?

Incroyable. Ce vieux Haywire. Toujours des rôles complètement ahurissants, lui.
Bref. Très bon. En revanche, contrairement à d'habitude, pas du tout convaincue par le casting de Sherry, sa meuf de 1989, et sa version 2003.

Il faut bien le dire, je ne supporte pas la deuxième actrice. Elle a joué dans le plus mauvais épisode de House et dans un épisode pas gégé de Bones. J'aime pas sa gueule, c'est physique. Avec ça que les Fine Young Cannibals m'ont un peu mis sur la voie. "She drives me crazy", hein ?
Lilly capte vite, elle aussi, mais reste à faire avouer James, toujours complètement accro à cette garce et tellement bouffé de remords qu'il serait bien fichu de se flanquer lui-même sur la chaise électrique.

Lilly : She didn't love you, James. And I'm your girl now.

Elle est grave, quand même.
Enfin, quinze ans plus tard, conformément à ce que voulait James, mémé se retrouve finalement avec un enterrement digne de ce nom, puisque l'imbécile l'avait enfouie dans son sous-sol après le sale coup de sa péronnelle de copine.

Dommage, mais complicité de meurtre, mon gars, c'est pas franchement reluisant non plus, même quand on s'est fait manipuler par une mante religieuse qui encaissait tranquillou les chèques de pension de la vieille.

Voilà. Clairement pas aussi fort que les précédents, mais j'avoue que la dimension grand-mère, ça m'a bien émue. Sûrement parce que la mienne a 81 balais, qu'il m'arrive de l'avoir à charge, et qu'elle me casse bien les pieds quand elle squatte chez moi... mais rien que d'y penser, brrrrr... non...
En attendant, c'était un peu maladroitement introduit, mais en profiter pour sous-entendre que Lilly a elle aussi une vieille sur les bras, c'est pas tout à fait idiot.

 

108 : Fly away

Floudoudiou !

Heureusement que c'est souvent trop larmoyant sur la fin et que ça me permet de me récupérer avant que le générique ne se termine parce que sinon, je finirais en totale serpillère, devant cette série !
D'ailleurs, je me demande si cette série est bien pour moi. Cet épisode regardé hier soir m'a plombé toute ma journée. (Oui, bon, le boulot y était sûrement aussi pour quelque chose.)

En tout cas, purée, c'est meilleur d'épisode en épisode. Ca y est, Cold Case a compris ce qu'il fallait faire. Et cette fois, le fait que les flashbacks se déroulent en 2001 n'ont strictement aucun impact sur l'intérêt de l'enquête, bien au contraire car ils sont magistralement orchestrés (par James Whitmore Jr, en passant, love sur toi, mon vieux Gutterman).

(Oh, ce rayon de lumière sous la porte, totalement terrifiant... )

Et dès les premières secondes, il y a une telle intensité dramatique qu'on sait parfaitement qu'on n'en sortira pas indemnes.

Une femme et sa petite fille défenestrées. La petite fille morte sur le coup. La femme dans le coma depuis deux ans. Et réveillée. Ignorant bien sûr que sa fille est morte.

Ca commence très très fort. D'autant que pour la première fois, Lilly rechigne quelque peu à mener cette enquête.

Comme j'attendais justement qu'il se passe quelque chose à ce niveau-là, j'ai vite compris qu'on allait vers de grosses révélations. Et en fait, zéro surprise ce qui n'est pas plus mal. La manière presque dédaigneuse qu'elle a d'appréhender ce cas crie son enfance malheureuse passée dans un taudis, rythmée par la visite des services sociaux, par les repas oubliés, par les délires d'une mère alcoolique.
Quand on la regarde depuis le début encaisser avec autant de courage les révélations les plus sordides, l'emportement qu'elle montre ici, notamment dès le début face à la nonchalance du gars de la Ddass, ne peut qu'indiquer une fragilité face à un cas qui lui est trop familier.

Et c'est le cas. J'ai été ravie qu'elle se confie aussi facilement à Scotty qui de son oeil intelligent de jeune fox terrier a vite fait de comprendre ce qui se passe.

Mais qui la laisse venir, quitte à s'en prendre plein la poire au passage.

Lilly : Your mom ever forget to feed you... 'cause she was too drunk... or tired... or out looking for a man ?
Scotty : Nah.
Lilly : Toya's a dime a dozen. Unwanted kid. Mom runs out of food stamps, makes an excuse why there's no dinner tonight... or no breakfast either, so thank God for the free corn flakes at school, if you get there early, and maybe some kid'll give you scraps out of his lunch box later on.

Scotty : So your mom was going through bad times.
Lilly : Scotty... there was never a good time.

(Ouch ! )

Voilà ce qu'il fallait à Lilly pour enfin s'installer en patronne de SA série : un confident, pas trop protecteur, mais intéressé, et sur lequel elle puisse prendre appui sans qu'il devienne pour autant une grosse béquille bien lourdingue.
Et ça, ça ne pouvait marcher qu'avec un personnage aussi jeune que Scotty, tout neuf, pas trop amoché par la vie, et qui limite a du mal à comprendre de quoi elle est en train de lui parler. Ah ah, pauvre Lilly. La tronche qu'il fait à ce moment-là, je l'ai vue un million de fois dans ma life, et c'est le genre de tronche qui vous fout encore plus que la haine que vous ne l'avez déjà. C'est pour ça qu'il vaut mieux ne pas parler.

Mais bon, si jusqu'à présent on a vu de la Lilly Rush dure comme le diamant face aux meurtriers potentiels, ce n'est rien comparé à la tornade glacée qui déferle sur les deux suspects. Et parfaitement contrôlée, à côté de ça, ce qui la rend encore plus flippante et magnifique.

Avec le père de Rosie, la comateuse, qui abusait d'elle quand elle était gamine...

Lilly : Hit me. Show me what you did to Rosie when she was a little girl. Come on, you like hitting girls, hit me.

Pas la peine de déballer les malabars, avec ce genre de nénette pleine de colère... S'il y a quelque chose à avouer, ils avouent.
Et puis l'instinct dont elle fait preuve est extraordinaire. Sa première réaction face au type des services sociaux était restée gravée dans ma tête et je savais qu'elle allait y revenir. Mais c'est encore trop simple, d'autant que le type assure ne pas avoir tué Rosie et sa fille.
Elle lui fait quand même avouer qu'il est un enfoiré qui terrorise les familles en détresse et qui n'a rien contre la chair... très fraîche. Atroce.

Uh.
Et quand Lilly lui crache à la figure son superbe "You were like God to them", c'est dur de se retenir de ne pas tout casser.
Mais l'ironie suprême, dans cet épisode, c'est que Rosie, croyant que l'enfoiré qu'elle jette de chez elle parce qu'elle l'a surpris en train de serrer sa fille de trop près va lui en enlever la garde, après moultes menaces, nous construit une superbe parano, malheureusement tellement justifiée par son enfance abusée... au point que désespérée sans doute que sa fille puisse vivre un jour l'enfer qu'elle a vécu et terrifiée par des pas et de la lumière dans le couloir (ceux d'un adorable livreur de pizza venus leur apporter des restes), c'est elle qui se jette avec son enfant par la fenêtre.

J'avais fini par le comprendre, quelques minutes avant que Lilly et Rosie ne trouvent ensemble la réponse à l'énigme.
Un final totalement dévastateur, donc, mais qui parvient quand même à nous caser quelques secondes de grâce...

Et qui aura peut-être permis à Lilly de se réconcilier un tout petit peu avec ce genre de mère en difficulté.

Pfiou. Voilà qui a mis mes nerfs à très rude épreuve, je peux vous le dire. Mais je ne connais pas d'autre moyen pour me rendre définitivement accro à une série.

 

107 : A time to hate

Ouuuuh... cette fois, c'est parti mon kiki ! C'est ce qu'on se dit dès les premières mesures de Shoop shoop song qui démarre avant même que l'image arrive. On sait déjà qu'on va remonter loin. Et c'est le cas.

Et je ne m'extasierai jamais assez devant ces flashbacks tellement si bien soignés. Très propres, ceux de 1964. Et réalistes jusque dans les moindres détails. Les ourlets de pantalon très hauts, les coiffures de ces dames, l'oeil de biche...

Visuellement, c'est la perfection, ces quelques petites secondes d'insouciance. Avant qu'on se retrouve dans un bar gay... à l'extérieur duquel le petit base-balleur du début est retrouvé raide.

Bref, être homosexuel dans les années 60 ! Cold Case se lance dans l'étude sociale ! Et il y a de quoi faire, nom d'un bouchon. Parce qu'on va quand même découvrir au fur et à mesure que l'enquête a été bâclée, que les parents ont laissé pisser parce que leur fils était homo, et que le pauvre gars, il n'a même pas eu droit à son petit carton bien rangé à côté des autres. Nix, nada.

Heureusement que pour équilibrer un tout petit peu, ça s'éclate à la Crim'. Alors là, le harem masculin de Lil' est au complet. Ca rigole, ça glousse, ça blague, bref, c'est la grande rigolade, là-dedans.

Très intéressant, le jeune Valens. J'aime beaucoup le regard très intense qu'il a lorsqu'il s'agit d'interroger des témoins. Immobile comme un prédateur qui attend l'instant propice, les yeux qui transpercent, cherchent la faille. Fascinant.

Il commence à sérieusement se prendre au jeu, le loustic, après les quelques valses hésitations de l'épisode précédent et les légers recadrages de Lilly.
Et puis cette histoire qui commence en 1964 et qui se finit en 2003, c'est juste magnifique. Une histoire d'amour complètement tordue et contrariée entre deux hommes, l'un futur juge ne voulant pas ternir sa réputation, l'autre assez courageux pour vouloir tenter de vivre tout ça au grand jour. L'un finit juge, et l'autre tabassé à mort dans une ruelle.
Et puis il y a tout le contexte : les parents qui ne veulent pas comprendre, la fiancée qui surprend un baiser, les descentes de flics qui veulent casser du pédé, le bar gay où une lumière rouge indique aux clients quand il faut faire semblant d'être hétéro histoire de ne pas se faire saigner comme un porc...
Et pléthore de seconds rôles superbes. La fiancée...

La mère...

Le juge qui rencontre donc la mère de son amoureux après quarante ans de silence...

Le vieux drag-queen, Tinkerbell, mon préféré...

... qui répond à Scotty, curieux de savoir pourquoi il persistait à s'habiller en femme quand ça ne lui apportait que des baffes dans la gueule : "I never was a practical girl."
Une scène pleine d'humour et de tendresse... mais qui fait froid dans le dos, comme tout le reste de cette exploration de la vie et de l'époque de Daniel Holtz, mort parce que tout le monde a détourné les yeux, y compris son amant. Et un flic aujourd'hui lui-même père d'un jeune gay et pour qui la libération sera sans doute la plus grande puisque c'est lui qui parvient à identifier les coupables.

Bref... c'est une bien piètre review pour dire à quel point j'ai trouvé cet épisode magnifique, désespérant et enthousiasmant... Cold Case devrait vraiment faire ça plus souvent. Se pencher sur un petit bout de l'Histoire au moyen d'un fait divers, le placer sous la loupe, et exploiter le contraste entre notre époque et celle choisie. Il y a tellement de possibilités que la tête m'en tourne. Non, si les créateurs savent où ils vont, il y a de quoi tourner à l'infini sans jamais épuiser le filon. Je croise les doigts.

 

106 : Love conquers Al

Enters Scotty Valens.

C'est incroyable. Incroyable comment parfois, il suffit de remplacer un personnage un peu faible (désolée, Lilly, mais Chris l'était) par un beaucoup plus haut en couleurs pour transformer une série.
C'est parfaitement délirant de voir comment en moins de trois secondes, Scotty Valens est dans la place. Aussitôt que Lilly pose les yeux sur lui, à travers la vitre, le personnage est là, la dynamique est en place, le duo est formé.

Alors qu'avant, on avait presque l'impression que Lilly faisait cavalier seul ou au mieux travaillait vaguement avec Casper le gentil fantôme.
Futé également de prendre un acteur assez jeune. C'est sûr qu'il aurait été tentant de coller une figure un peu plus paternelle mais la série en est déjà truffée. En revanche, catapulter ce jeune chien fou aux côtés d'une Lilly qui a parfois ses propres pétages de plombs et qui va se retrouver régulièrement à devoir le calmer, c'est bonnard.

Bref, j'aime bien cette différence d'âge, c'est mimi, ça équilibre bien le truc. Et bonne nouvelle... il a un très beau crâne ! (Important.)

Ajoutez à cela que dans la foulée, c'est comme un immense rayon de soleil sur tout le petit monde de la Crim' de Philadelphie. Tout le monde a l'air ravi, même la réalisation que je trouvais jusque là assez pépère et étriquée en dehors des spectaculaires flashbacks s'en retrouve toute chavirée. Du coup, les personnages qui gravitent autour du duo ont l'air d'avoir bouffé du tigre et son jeunot sous le bras, Lil' semble elle-même redoubler d'audace et de ténacité.

(Ceci, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, s'appellent de l'alchimie.)

Autre bonne nouvelle, l'assassinée du jour, c'est... Summer Glau... notre petite River de Firefly, aujourd'hui recyclée en hot-robot dans "Sarah Connor Chronicles". Ca m'a fait tout chaud au coeur, n'empêche. Cours, Summer, cours. Ca lui va si bien, ce rôle de petite martyre championne d'athlétisme...

Délicieuse enfant.

1981, donc. Et comme toujours, le casting est exemplaire...

Et derrière la caméra, on rivalise d'ingéniosité et d'inventivité pour caser des petits effets troublants mais magnifiques.

Derrière l'atroce assassinat de Paige Pratt, il y a un couple complètement jeté, le truc qui vous flanque les miquettes, mais d'une force. Pris l'un sans l'autre, c'est comme qui dirait Mr et Mme Tout-le-monde. D'ailleurs, ils ne se sont pas vus depuis leur 17 ans.
Réunis 20 ans plus tard par l'enquête et par des sentiments qu'ils n'ont jamais revécus depuis, les aveux ne tardent pas.

Le pire, c'est qu'ils ne regrettent pas d'avoir éliminé la jeune fille qui menaçait vaguement leur couple et qui par sa mort a quand même réussi à le briser. Et ils sont même heureux de plonger ensemble. Un truc de fou.

J'ai été plus que charmée de percuter d'une chose, dans cet épisode. Les flashbacks ne mentent jamais. Ils peuvent être présentés de manière à ce qu'on croit autre chose, mais une fois replacés dans le bon contexte, ils donnent toujours la vérité.
Bref, c'était tout à fait délicieux. Affreusement délicieux.

 

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