Le blog de La Sorcière
 

107 : The man on death row

Ouh, très bon, tordu, comme j'aime !

(C'est agréable de rédiger la note d'un épisode qu'on a bien apprécié quand on en veut au monde entier. Oui, même toi, là. Pfff... )

Ce qu'il y a de bien, dans cet épisode, c'est que tout le monde se fait balader. Tout le monde a tort, ou presque. Et finalement, c'est le méchant qui s'en sort.

Pour situer : Booth se voit contraint par une avocate zélée (vite vite, détestons-la !) de réouvrir l'enquête sur le meurtre d'une jeune fille parce que son meurtrier va être exécuté sous peu. Et celui-ci nie toujours avoir tué la nana. Et l'avocate y croit dur comme fer. Comme c'est Booth qui l'a fait condamner, il va au charbon et demande l'aide de Bones.

Après moult retournements, paf, déterrons le cadavre (qui date de sept ans, tout de même, youpi), la tension est à son comble...

Dans quelques heures, un innocent sera PEUT-�TRE exécuté.

Du coup, Booth s'en va accuser le parrain de la victime, qui, par un heureux hasard, a couché avec elle quelques heures avant le meurtre...

Chou blanc. Booth et Bones sont bien emmerdés et en profitent pour s'asseoir très près l'un de l'autre...

Mine de rien, grâce à des suranalyses de pollens et autres trucs bien plus dégueulasses, ils parviennent à déterminer de manière précise l'endroit où la victime a été assassinée. Bones sort donc sa pelle pendant que Booth fait son délicat de peur de ruiner son costard à 1200 dollars.

Bingo.

Ah ah ah, c'est fabuleux. Sentant venir sa mort prochaine, le vilain condamné a relancé l'enquête car il sait bien que du coup, la procédure peut durer encore des années car il doit être rejugé pour... meurtres en série !

Délicieusement atroce. Faut voir la tronche de nos deux loustics (sans compter l'avocate qui semblait tellement sûre d'elle).

Moralité, ils finissent en se murgeant (comme toujours ou presque, si je puis me permettre... enfin j'adore ces back to normal) gentiment dans un bar, où ils trouvent toujours le moyen de faire la paix, d'ailleurs.

Lui, il a l'oeil qui frise, quand il la regarde.

Hé hé hé. C'était TRES bien !

 

100% alchimie

Et c'est rare... surtout ces derniers temps où j'ai eu l'impression de regarder beaucoup de séries avec des personnages puissants individuellement, excepté BSG où les scènes les plus fortes se passent souvent entre deux personnages qui partagent un truc fort.

Là, c'est fou ce que ça marche dès le début.

Très agréable. Ils sont très justes tous les deux.

En plus ils ont l'air de très bien s'entendre en dehors de la série.

 

106 : The man in the wall

Ca doit en laisser plus d'un sur le derche, mais rien à faire, j'aime bien cette série. Elle me repose, elle satisfait mes instincts les plus cracras ("Ooooh, un cadavre en décomposition ! Ooooh, des asticots qui grouillent !!!"), ça eyefucke sévère, bref, elle me fait oublier mes misères. Et j'aime bien Bones, autiste et handicapée sociale.

D'ailleurs, c'est pas de bol, parce que pour UNE fois qu'Angela réussit à la traîner en boîte, non seulement elle cause une bagarre - c'est clair qu'utiliser le mot "tribal" n'était pas très heureux - mais en plus, en dérouillant un importun, elle découvre un cadavre momifié (yiiiii ! ) coincé dans une cloison...

Avec plein plein de substance qui fait voir des petites étoiles autour. Atchoum. Et un petit kick de crystal pour Angela et Bones.

Les méthamphétamines, ça rend euphorique, oui oui, ça se voit !

Du coup, quand Booth est débauché avec sa dinde (ils étaient au resto, ooooh, c'est trop mignon, arf), forcément, ça nous fait un truc tordant. Sans compter que Bones est émerveillée à l'idée d'avoir trouvé sa toute première momie contemporaine.

Ensuite, elle fait des trucs absolument ignobles avec la chose. Notamment, âmes sensibles s'abstenir, elle réhydrate (hihihi) la main desséchée pour choper les empreintes et identifier le corps, et pour ce faire, elle dépiaute (uhuhuh) ladite main et enfile la peau comme un gant sur sa propre paluche.

Sous le regard absolument écoeuré de Booth qui est au bord de tourner de l'oeil.

Ce que j'aime bien, chez Booth, c'est que le plus souvent, c'est lui qui endosse le rôle de l'humain, dans tout ça. Un rôle qui dans ce genre de duo est souvent attribué à la femme. Là, que dalle, s'il y a quelqu'un qui va sangloter avec la famille du défunt, c'est lui.

Curieusement, il fait ça très bien.

Oh pis, pauvre petit chou, c'est qu'il diablement fragilisé, il devait partir en Jamaïque avec sa douce, et elle l'a planté... oh, que c'est intéressant !

(De toute façon, sa blonde, depuis que je l'ai vue se faire sauter par Nate Fisher dans SFU, je ne peux plus la blairer.)

Et vous croyez que cette nunuche sauterait dans l'avion avec lui ? Que dalle ! Pffff...

Sinon, des scènes encore spectaculaires grâce à l'angelator et à l'épluchage du squelette par Zack. J'adore.

 

105 : A boy in a bush

Ouch, alors là, forcément, quand on retrouve les restes (et quand je dis restes, c'est restes) d'un gamin de dix ans dans un buisson, urgh, dur dur... D'ailleurs, effectivement, ça secoue tout le monde, mais je me demande si on n'insiste pas un tout petit peu trop à ce sujet. D'autant que je ne vais pas m'appesantir, mais c'est super glauque.

Donc logiquement, ils sont tous au bord de craquer... terrible aussi l'interrogatoire du frère adoptif de la victime.

Bon bref, je vais épargner les âmes sensibles parce que je sais qu'il y en a et que contrairement à moi, tout le monde n'a pas forcément un coeur renforcé au titane.

De bons petits moments tout de même. Par exemple le début où Bones tient une conférence et que Booth vient foutre sa merde. Ou bien le coup de la voiture offerte par l'éditeur, ou même la combinaison qui fait détecteur de chaleur (et donc de corps en décomposition).

Booth : "How's it going there, Darth ? Seen anything on Saturn ?"
Booth (à Bones) : "Please tell me you've seen at least one Star Wars movie..."

Il est marrant, quand il veut !

Et puis bien sûr, the scène gouzi-gouzi de l'épisode, quand il joue la désinvolture en la voyant en robe de soirée...

Et finit par bafouiller un compliment lamentable...

Quant à elle, elle cherche tellement son approbation que c'est à la fois hilarant et pathétique...

 

104 : The man in the bear

Arf, en fait, les titres sont excellents...

Bon, allelluia ! Booth a réussi à extraire Bones de Washington ! Pour le plus grand plaisir de ses geeks qui lui conseillent déjà de faire boire le beau gosse, voire de se le taper...

Hop, direction le pays des peigne-culs où on a retrouvé une main humaine à l'intérieur d'un ours... ours qui, selon les marques retrouvée sur le poignet à moitié digéré, se serait servi d'une scie pour découper sa victime.

Evidemment, le trajet est l'occasion de voir Bones et Booth s'asticoter allègrement...

Arf.

Arrivée sur place, Bones se fait draguer par tout ce qui passe. Evidemment, les peigne-culs n'ont jamais rien vu d'aussi torride que cette rouquine aux grandes pattes qui fait de surcroît preuve d'une intelligence supérieure. Ah, ça la change, au moins.

Entre deux flirts, hop, on découvre tout de même qu'en fait, nous sommes face à un cas de cannibalisme (youpiiiii !). Chose qui ne choque pas du tout notre anthropologue légiste. Mieux encore, nos deux enquêteurs, après avoir soupçonné à tort un garde-forestier un peu braconnier, découvrent un lieu où ont eu lieu des rites sataniques.

Mais comme toujours, ce sont avant tout les restes humains qui vont donner la réponse à l'énigme. Le coupable n'est autre que le toubib du coin dont on retrouve des traces des instruments sur l'un des cadavres. Toubib qui ne s'est pas gêné pour draguer Bones éhontément, d'ailleurs... Petite scène au dancing du coin assez mignonne où l'on voit tous les peigne-cul prétendants se refiler la rouquine...

Avant que Booth, un peu agacé, ne se la récupère pour lui...

Non mais alors.

Et à la fin, serait-ce un petit début de complicité ?

Mimi.

A part ça, les trois geeks, un cas difficile à trancher. J'aime bien Angela. J'aime pas ses grandes dents, mais le personnage très déluré est agréable. C'est un peu le petit diable qui souffle des cochonneries à l'oreille de Bones... Et son angelator est excellent. Oui, les trucs en trois D, c'est son rayon.
Zack, 24 ans ? Il a l'air d'en avoir treize. Et puis être aussi niais à 24 ans, c'est bien triste.
Le barbu, il est marrant, mais un peu lourdingue.
Du progrès à faire, donc... Le coup de la nana qui apporte le courrier n'était pas franchement nécessaire. C'était même plutôt chiant.

 

103 : A boy in a tree

Même si j'ai moins aimé cet épisode, je ne m'en suis pas moins jetée sur le suivant, et franchement, c'est excellent. Pour le coup, je ne comprends pas bien les quelques critiques glacées que j'ai lues ici quand j'ai entamé cette série. C'est frais, les enquêtes sont sympatoches et il y a quelques scènes bien gorettes, les petites prises de bec entre Bones et Booth sont super mignonnes, c'est du Mulder et Scully bien dépoussiéré, avec trois mètres de balai dans le cul en moins (ce qui en fait encore 260 au moins, cela dit), bref, c'est une recette que je trouve efficace. Il manque peut-être un poil de grain de folie (Chris Carter avait son mérite) mais bon, là, on ne parle pas de petits hommes verts, et ma foi, c'est pas plus mal. Bref, je ne saisis pas bien... J'en conclus donc que tout comme moi, Temperance Brennan est une incomprise. Ca tombe bien, j'aime beaucoup les incompris.

Pour en revenir à cet épisode, forcément, dès que j'entends dire que ça se passe dans un lycée de petits bourges, j'entame une série d'irrépressibles baillements. Ca a beau être au final de sacrés petits pervers, ces gamins, moi, les affaires de fesses des ados, ça m'intéresse très moyennement.

Evidemment, j'ai adoré le coup du pendu dans son arbre, à moitié dévoré par les corbeaux, avec, summum de la classe, la chute au moment propice de la tête puis du corps aux pieds de notre héroïne.

Ce que j'adore avec Bones, c'est qu'elle ne fait pas son effarouchée. Des corps, elle en voit toute la journée, elle n'est pas du genre à se pincer le nez en secouant la main et en faisant "pouark". Elle, elle envoie les paluches là-dedans... Sang, asticots, entrailles pourries... fi donc ! Il en faut plus pour la faire reculer. D'où la froideur glacée du personnage quand il faut en arriver à expliquer aux parents la situation, et les quelques coups de coudes bien sentis que Booth lui met plus ou moins discrètement. Pas à dire, ils se complètent bien, tous les deux.

Faut dire que son agent du FBI, Bones, elle se le traîne comme un boulet... même si grâce à lui, elle doit bien se marrer, tout de même. Ca nous vaut quelques scènes d'anthologie au restau, où Bones, en compagnie de ses trois geeks, s'échange tranquillou les photos cradingues du massacre, devant un Booth au bord de gerber. Et quand celui-ci leur fait remarquer...

Bon... oserais-je dire que euh... ben que je commence à bien l'aimer, lui, en fait... ?

Sérieux, en fait, il est pas mal, comme ça, à trimballer sa grande carcasse désinvolte...

Je suis sûre que Bones ne va pas tarder à ouvrir les yeux là dessus...

 

102 : The man in the SUV

Ce qu'il y a de bien, avec Bones, c'est qu'on ne s'ennuie pas une seule minute. Ce n'est pas de la grande série qui va vous faire pleurer des larmes de sang ou vous lacérer les joues trois heures encore après avoir vu l'épisode, mais c'est divertissant, il y a une petite pointe de cynisme et de glauquitude tout à fait délicieuse, ça s'engueule à longueur d'épisode et c'est même parfois assez drôle. Et au final, on en revient toujours à cette héroïne surintelligente qui a un boulot de ouf mais une vie de merde. Ca rassure.

L'enquête du jour était bien sympa. On part d'un postulat assez banal, on le transforme, on part dans une tout autre direction et finalement on en revient au début en transposant seulement l'accusation sur le frangin.

C'est sûr que quand un conseiller en affaires arabes de la Maison Blanche fait péter sa bagnole en pleine rue de Washington, ça fait un peu désordre.

Surtout quand on découvre que sa loyale épouse avait un amant...

Sur fond de menace terroriste, on suit donc Bones et ses grigris, sa récupération de morceaux de corps carbonisés, ses bestioles qui nettoient les os (yummy, j'adore !) et ses reconstitutions spectaculaires.

Paroxysme de l'enquête, l'identification du coupable et la course-poursuite alors qu'il s'en va se faire exploser dans un bâtiment blindé de peuple. Et là, Booth, flanqué de sa superbe rousse, n'arrive pas à se résoudre à tirer sur un mec déambulant de dos et dont il n'a pas vu le visage même s'il porte une bombe et qu'il est prêt à appuyer sur le détonateur.

Alors que Bones, elle, analyse à toute allure sa dégaine, la forme de son crâne, believe me nom de Zeus, qu'elle lui crie.

Superbe travail d'équipe. Et ça marche vachement bien. On est suspendus au truc. Heureusement, Booth est un ancien sniper...

Et il sait y faire, l'enfoiré.

Outre ça, il y a ce ship déjà relativement outrancier mais parfaitement assumé. Des engueulades à n'en plus finir et des malaises remarquables, notamment quand la petite équipe de Bones se fout d'elle à propos de Booth, puis, lorsqu'elle se pointe sans sommation pour lui parler de l'enquête et qu'elle le trouve à moitié à poil...

... avant de découvrir qu'il n'était pas seul...

Puis des arguments à n'en plus finir autour de "ma vie est vachement moins pathétique que la tienne, mon/ma pauvre ami/e", bref, c'est assez drôle, on n'essaye pas de nous mentir, ces deux ours-là s'adorent déjà, ils sont aux antipodes l'un de l'autre, mais rien ne leur ferait plus de bien que de partager le même plumard.

Elle le méprise d'être un mec, il admire férocement ses incroyables qualités professionnelles, hop, ils ont ma bénédiction !

(Le premier qui spoile dans les commentaires, je lui jure que je m'arrange pour qu'il rôtisse en enfer pour l'éternité... )

 

101 : Pilot

Tiens. C'est sympa, en fait, Bones.

Je voyais ça moins dynamique, en fait, moins frais.

Enfin, disons que l'héroïne est fraîche. L'intrigue, elle, tourne plutôt autour de cadavres très faisandés, il faut bien l'avouer.

Malgré quelques facilités (comment que Bones qui sort jamais de son labo elle te met un mec K.O. d'un coup de savate... ), c'est filmé très joliment, avec de bien belles vues de Washington.

Alors, Bones, c'est quoi ? Enfin qui, plutôt. Bones, c'est elle :

Temperance Brennan (où l'on comprend l'utilité du surnom), experte en science forensique. J'adore ce mot, désolée, je ne sais même pas si ça se dit en français. Il faut dire que j'ai moi-même une idole en la matière, le grand, l'unique Mark Benecke, allemand de son état, et qui nous a quand même identifié le crâne d'Hitler, si si, je vous jure, ce mec est passionnant. Son truc, ce sont les insectes qui grouillent sur les cadavres, miam scronch. Chechline doit s'en souvenir. J'ai beaucoup pensé à lui en attaquant Bones, d'ailleurs.

Bon bref, gros handicap en ce qui me concerne :

Urgh. Non, je ne suis vraiment pas fan de ce monsieur. Marli va me tuer, je le sais. Bon... eh bien curieusement, passé les deux ou trois premiers hauts-le-coeur dus à un résidu de vampirisme difficile à évacuer (pour ceux qui ne l'ont pas reconnu, c'est direct la case catacombes et double-six pour en ressortir : Angel, Buffy, tout ça), ça passe plutôt pas mal. Et grâce à une chose :

Ceci étant ce que j'appelle une alchimie assez remarquable entre la meuf aux cadavres et l'ancien sniper du FBI. Dès le début. Je vous le dis, on n'avait pas vu ça depuis Mulder et Scully. Et je ne suis pas la seule à le penser :

Seeley Booth : We're Scully and Mulder.
Temperance Brennan : I don't know what that means.

Ok, il va donc falloir la faire sortir un peu, la jeune fille. Elle est un peu en train de pourrir sur pied au milieu de ses squelettes.

Malgré ça, elle est intéressante. D'apparence détachée voire cynique, on la sent passionnée par ses cliquetants patients, sur lesquels elle se penche comme sur un puzzle...

... jusqu'à ce qu'elle réussisse à leur faire cracher le moindre de leur secret : début de grossesse ? Tennis elbow ? Passion pour les poissons tropicaux ? C'est assez impressionnant.

Flanquée de quelques geeks (dont l'un semble tout au plus âgé de 14 ans) qui n'auraient pas démérité dans Avis de Recherche, Bones parvient à reconstituer des visages, et mêmes des scènes de crimes grâce à ses morceaux de squelettes... Et ça donne des scènes assez spectaculaires.

De bons ingrédients, une bonne marmite, des acteurs pas mauvais (même Boreanaz est bien). C'est prometteur, je trouve. Pas le grand délire, mais pour un premier épisode, on pourrait presque s'étonner que ça fonctionne aussi bien.

Et comme chez moi il suffit de deux notes pour faire une rubrique et que j'ai la ferme intention de voir le deuxième épisode, here we go !

 

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