Le blog de La Sorcière
 

410 : Revelations

Allez, hop, à chaud, à bouillant, même, vite, vite, sans deuxième visionnage de peur que celui-ci n'efface mes premières impressions. Oh my God... Voilà une review qui m'a coûté cher en sacs à main et lunettes de soleil.

(Ben quoi, faut bien se remonter le moral comme on peut.)

Pffff... que dire de cette série qui n'a pas déjà été dit ?
Là, ce qui est merveilleux, c'est que c'est du factuel, du début à la fin. Pas ou peu de mythologie, de devinettes. De l'action, de la réaction, de la grosse vérité dans ta tête, de la manipulation... C'est bien simple, dès la première seconde, on retient son souffle et on ne le relâche qu'après l'extraordinaire scène de fin, peut-être la plus belle et la plus triste de toute la série. Quel épisode, nom d'un chien. Quel épisode.

J'ai été étonnée et amusée qu'on démarre sur une scène entre Lee et Kara, en train de regarder... le temple d'Aurora (!), sur Terre.

(Monsieur et Madame Adama font leur commande France Loisirs. )

J'ai beaucoup aimé. Leurs scènes ont été rares, cette saison, mais elles n'ont jamais été superflues. A chaque fois, on a pu sentir qu'ils étaient habités, ancrés dans le sol. Ca n'a plus rien à voir avec leurs entretiens saccadés, entre passion et rejet. C'est fixé, quoi. On ne sait pas trop où ils en sont sentimentalement parlant, mais ce genre de regard en dit long.

Gaulée !
Bisou ?

On ne s'attarde pas, cela dit. Et très vite, c'est le fauteuil vide d'Adama qui attire le regard. Ce fauteuil sur lequel Saul Tigh n'ose même pas poser les yeux.

Ce fauteuil qui faisait même peur à Lee quand il était enfant... Tout un symbole que ce fauteuil vide qui porte encore l'empreinte des fesses du patron et que ces deux jeunots encore un peu maladroits et presque gênés de se retrouver là.

Et là, Kara a une réplique très vraie que j'avais depuis longtemps envie d'entendre. Le plus délirant étant qu'elle la tient de Leoben, dont elle parle maintenant de manière tout à fait sereine...

Kara : You know Leoben said something to me when he was holding me in that dollhouse on New Caprica. That children are born to replace their parents. For children to reach their full potential their parents have to die.

Prophétique ? Assurément.
D'autant que les parents, ils sont de retour. Finie la fiesta, remballez la chaîne hifi et la sangria, les vieux sont de retour, et en avance.

("Vous allez me ranger ce souk. Tout de suite !")

Ptain, s'il y en a bien une que j'aurais butée durant tout l'épisode, c'est bien cette chienne de D'Anna. La rosse ! Franchement, je vais rester polie parce que la journée est loin d'être finie et que j'ai eu ma dose de contrariétés cette semaine, mais argh...

Son chantage, l'airlock, tout ça... mais on croit rêver, ma parole.
Et la présidente qui glisse à l'oreille de son Bill que si ça se gâte, faudra tout faire péter.

Frak, le vieux en sursaute d'horreur. Si tôt, ma bonne amie ? Mais et nos soirées Scrabble, alors ?

Avant d'en venir aux FF, c'est pas grand-chose, mais vous avez vu qu'il y a du nouveau sur le front de l'ultimate CIC couple ?

Pauvre Felix. Ils n'ont même pas été foutus de lui bricoler une pauvre jambe de bois ? Se sont pas foulés, au service après-vente.

(Vous noterez le recours désespéré à l'humour naze histoire de ne pas céder à l'émotion. I'm so pathetic.)

Nos FF, donc. Déjà, vous imaginez mon état de liquéfaction en entendant D'Anna dire que le Cinquième n'est pas dans la Flotte. Hem. *gratte la terre du bout de sa tong*
Ben euh... c'est normal vu que euh... c'est Papy !

A part ça... hanlala, les pauvres malheureux FF. Ah mais j'en étais malade pour eux. Pour le Chief et Sam qui regardent débarquer avec une décontraction hallucinante l'engeance qui va les dénoncer.

Sam : Maybe she won't be able to identify us. (Mais oui, bien sûr, mon chéri. Elle n'a rien vu, rien entendu, d'ailleurs qu'est-ce qu'elle fait là ? On n'en sait rien.)

Saul qui se fait calculer direct.

Et Tory qui, avec un culot monstre, nous fait le coup de la feinte. Oui mais bon, vous savez, les médocs de Roslin, tout ça. Pas de souci, je me sacrifie, tenez, même pas peur. Otage volontaire.

Hallucinant !

La gueule de Saul qui la regarde partir, c'est juste magnifique.

Ah, la petite vache, n'empêche. J'ai presque eu peur pour elle, dites donc. De la voir arriver à bord du basestar, si petite, si frêle, dévisagée par tous ces skinjobs complètement sous le choc et qui ne savent même pas comment réagir à son arrivée.

Je me suis presque demandée s'ils n'allaient pas avoir envie de la serrer très fort... entre leurs dents. Flippant, non ?
Et puis qu'est-ce qu'elle a donc de plus que les autres pour accepter aussi vite de passer de l'autre côté du miroir ? Pas d'attachement, peut-être. Le Chief a son fils, le Galactica. Sam a Kara (enfin, il aimerait bien), Saul a Bill. Elle, elle n'a rien. Alors pourquoi pas.
Bien sûr, c'est avec délice que je l'ai regardée annoncer à Laura la bonne nouvelle.

Tory : You had no idea, did you ?
Laura : No.
Tory : Might be worth pondering what else you've been wrong about.

Vlan ! Prends ça, la vieille.

Et Gaius en prime. Evidemment que tu l'as toujours su, gros bouffon !

Et que pensez-vous que la vioque essaye de faire aussitôt qu'elle apprend que son assistante, sa confidente, presque son infirmière, est un cylon ? Eh bien elle essaye de la manipuler pour tourner la situation à son avantage. Vous avouerez que c'est quand même une sacrée taupe !

Tory : I'm done taking orders from you.

Voilà la présidente rhabillée pour l'hiver, ma foi.

Passons au gros de cet épisode. Et non, je ne parle pas du Chief, bande d'affreux !
Tenez, mon coeur se serre rien que d'y penser. Saul, Saul, Saul, ptain Saul, comme tu y vas fort, dans ta volonté d'enfin tout lâcher. Pauvre Adama qui fait tout pour essayer de ne pas comprendre. Qui lui cherche des excuses ridicules. Mon Dieu que c'est triste.

Adama : Switched you on ?
Saul : Like Boomer. I'm one of the Five.
Adama : The Five.
Saul : One of the Cylons D'Anna was after.

Et en même temps, le soulagement triomphant, le rictus de délivrance qui se lit sur le visage du FF est absolument bouleversant. Presque plus que la tête des mauvais jours de Bill.

Saul : It is not a delusion. It is not a chip in my head. I am a Cylon. I fooled you for months now. I didn't want to, but I did.
Adama : Get your hands off of me.
Saul : If I had the guts to airlock myself when I first found out, we wouldn't be in this mess.

Délirant. Monstrueux. Quelle scène. Si vous prêtez l'oreille, je suis sûre que vous pourrez entendre le coeur du vieux en train de se briser alors que son ami, son compagnon de toujours, est en train d'être conduit à l'airlock.

Comme c'est dur d'assister à ça.

Mais pas autant qu'à ça.

Atroce. J'en ai les larmes aux yeux. C'est tout ce qu'on ne voulait jamais voir. La vision de ce géant déchu, c'est d'une tristesse incommensurable. Et il n'y a qu'une personne pour être capable de gérer ça, c'est Lee.
Eh ouais. Prendre en charge les parents qui partent en javel, notre lot à tous. "I'll take care of it." De toute façon, tu n'as pas le choix, Lee.

Pauvre Adama. Même pour lui, le fardeau se fait trop lourd.
Je crois que c'est la première fois que l'on ressent l'immense tendresse de Lee envers son père. Mille fois plus en tout cas que lorsqu'il le ramasse sur Kobol ou l'embrasse lorsqu'il est dans le coma. C'est très beau et très triste, mais c'est dans la logique des choses.
Logique aussi que Lee, après avoir bordé papa, aille mettre un pain superbe à Saul.

Saul : Where's the old man ?
Lee : Right where you put him.

Wow.

Dingue de se dire qu'à ce moment de la série, Lee est prêt à exécuter lui-même le meilleur ami de son père, son ancien supérieur... Etourdissant.

Lee : You wanna save the fleet ? I need the others and I need them now.

(Quel homme, quel chef. )

C'est parti pour le coming-out ultime, donc. Terrible. Pauvre Kara.

Et alors là... je jure que malgré l'état d'émotion dans lequel je me trouvais, j'ai ri. Ri de voir le Chief soupirer, genre : "Ptain, grouillez, les gars. Flanquez-nous par l'airlock, et qu'on en finisse."

Mais putain, Kara, quoi. Pauvre enfant. Il y a vraiment de quoi devenir maboul.

Lui, merde, lui, avec lequel elle a passé tant de nuits, lui dont elle est tombée amoureuse, nom d'un chien, comme si ça lui arrivait tous les jours ! Lui, LE mec qu'elle a ramené de Caprica.

Sam : It's true, Kara

Et pourtant, elle ne le tue pas. Pourtant, elle avait dit qu'elle le ferait. Mais non.

Même Lee a l'air tellement déçu, pour Sam, plus encore que pour les autres. Le regard qu'ils échangent est énorme.

Et là, la musique de fou qui se met à retentir. Enfoiré de Bear, il nous balance un truc hallucinant, une fois de plus. Incroyable de profondeur, de magnétisme, d'ampleur. Et dire qu'elle était là, la clé pour la Terre. A l'intérieur de ce viper tout blanc et tout propre.

Kara : Like it or not, Lee, something's orchestring this for a purpose. (Merci, ma jolie.)

Il faudra donc combiner les efforts de Kara, de Gaius, de Lee pour arriver à arrêter la machine de guerre une fois de plus en marche.
Et de manière incroyable, cette fois, on a enfin envie d'y croire.

D'Anna : All this has happened before...
Lee : ... but it doesn't have to happen again. Not if we make up our minds to change. Take a different path, right here, right now.

(Raaaaah, lui arracher la tête !)

Enfin...

Peace, ma soeur !

Sinon, je dois avouer que je trouve ça super chouette une série qui ose mettre en scène, et bien, un vrai pur amour de vieux.

C'est court, mais c'est tellement mignon. Et voir Roslin comme ça, parler d'une voix douce, ça fait du bien.

Laura : I want to see you pickup that first fistful of earth. Come on.

Ca fait un peu oublier la vieille harpie.
Même Lee en est un peu étonné, je crois.

Et elle va même lui faire un super cadeau, à lui, qui lui rend déjà les rênes du pouvoir. Elle l'intronise officiellement en tant que successeur. C'est beau, et même inespéré.

De toute façon, il fallait qu'elle reconnaisse sa manière magistrale de gérer la situation. C'est fait.

Et je crois que Lee en avait besoin.

La Flotte se rendra donc au complet aux coordonnées contenues à l'intérieur du viper. Parce que comme le souligne Adama... c'est la fin de la course.

Adama : This is the end of the line. We got nowhere else to go.

Et là...

Ca y est...

Je jure que cette vision m'a provoqué une chair de poule comme jamais. C'était juste extraordinaire.

Adama : Three years ago, I promised to lead you to a new home. We've endured a difficult journey. We've all lost. We've all suffered. And the truth is, I questioned whether this day would ever come. But today, our journey is at an end. We have arrived...at Earth.

Eh ben vous savez quoi ? Malgré ça. Malgré l'extraordinaire explosion de joie qui suit ce discours (qui fait lui-même tellement écho au tout premier de la minisérie)... ils ont trouvé le moyen de nous rendre la scène inquiétante. Non, je ne crois pas que nous allons nous réjouir plus que cela...

Et le coup de massue final... La dernière scène, mon Dieu, quel coup de poing dans le bide. Cette caméra qui part de la main d'Adama, attrapant sa première poignée de "Terre", comme Roslin le souhaitait tant, et qui opère un travelling magnifique sur des personnages qui se croisent sans sembler se voir, le visage vide, comme frappés de stupeur par ce qu'ils viennent de trouver, comme se demandant : "Et maintenant ?"

Et maintenant, ça. Plus personne ne vous attend ici, mes chéris.

Est-ce que comme moi vous vous êtes attendus à voir la statue de la Liberté ? Parce que si ceci n'est pas le pont de Brooklyn et Manhattan, je veux bien être dévorée toute vivante...

Enfin... j'aurais aimé en dire beaucoup plus. Parler davantage de Sam, Kara, du Chief, de D'Anna, de Leoben, de Roslin... mais à un moment, il faut que je m'arrête. On en parlera dans les commentaires.
Et puis il reste encore tant de questions en suspens. Une surtout : qui a collé les coordonnées de la Terre dans le viper de Kara ? Qui leur a donné l'indice suprême ? Qui les a récompensés pour leur parcours du combattant ? Parce qu'il s'agit de cela, non ?
Après ça, l'identité du dernier FF en devient presque anecdotique.
La fin de cette saison 4 va être renversante.
Je suis presque soulagée que ce soit fini. Honnêtement, je n'en pouvais plus. Maintenant, on va attendre Caprica, attendre la BO, attendre des nouvelles des futurs films. Maintenant que je sais que la série ne s'arrête pas à cette saison 4, ça me rend l'attente plus supportable.
La fin de la série est en train d'être filmée. Rekha Sharma disait que c'est si beau qu'elle en a pleuré en lisant le script.
Comme ça va être dur, quand même...
Allez, the End de cette rubrique jusqu'à la reprise... dans au moins six mois.

 

409 : The hub

Alors oui. Ce matin, j'avais la haine comme pas possible, après le premier visionnage. Et même avant. Pourquoi ? Parce que maintenant, il n'y a plus qu'un épisode. Rien que ça, ça suffit à me mettre les nerfs.
Mais pas que. Je ne voulais pas de "Two days ago", je ne voulais pas de ces visions de Roslin (encore !). C'est fou comme le personnage arrive en bout de course, tellement qu'on a juste envie que ça s'arrête. Qu'enfin elle fasse ce qu'elle a à faire et que ça s'arrête.
Je n'en peux plus de cette pauvre malheureuse emperruquée et qui continue à s'accrocher à des chimères, qui continue à répéter les mêmes bêtises, encore, encore et encore. Qui tourne en boucle, tout le temps.
Alors oui, cet épisode, c'est enfin l'occasion pour elle de mettre fin au cercle vicieux, de sortir enfin de cette boucle maudite. Et c'est aussi l'occasion pour elle de regarder en face le personnage qu'elle est devenu. Dur, froid, dépourvu d'amour, incapable de voir ce qu'il y a autour, et maintenant étonné de constater que des gens puissent pleurer sa mort prochaine.

(J'ai adoré cette scène. Très beau. La famille, enfin réunie. Exactement comme je l'avais imaginé, il y a déjà bien longtemps.)

Un peu perplexe qu'on nous ressorte Elosha, morte sur Kobol (!) en tant que guide de Laura. En même temps, c'est logique. C'est elle qui l'avait amenée à croire en son statut de leader mystique.

C'est avec délice que je l'ai entendue lui dire, non sans une certaine sévérité, que les gens qui sont là, c'est sa famille. Et qu'elle, elle n'a jamais voulu être plus que leur présidente. Dans tes dents, la vieille.

(Ouh... uhuhuh. Mr. President and Mrs.. )

Enfin, ces visions de la mort de Roslin, c'est peut-être tout ce qu'on en verra. Limite je souhaite qu'on n'en voie pas plus. Que son agonie, la vraie, cette fois, soit discrète, retirée, digne. Pas comme ça.

Parce que ça devient super pénible.

(Et que si le vieux pleure, je pleure.)

Bref, belle leçon qu'elle se prend dans la face. Mais encore... je m'étonne qu'il faille tout ceci pour qu'une femme sensée, intelligente comme elle, finisse par comprendre qu'elle a perdu pied avec la réalité. Il est franchement heureux que le personnage soit incarnée par Mary McDonnell parce que sinon, je crois qu'il serait bien plus facile de la détester et point barre.

Ca, donc. Et Baltar. Putain. Baltar et Roslin, puants comme jamais, réunis dans le même épisode, c'est juste trop, pour moi. Les gesticulations du gourou face à l'Hybride ("laissez-moi faire, la petite dame me connaît bien") qu'il semble bien vouloir daigner illuminer de sa céleste présence, non mais n'importe quoi. Heureusement que Helo est là pour rattraper la concentration d'abrutis imbus d'eux-mêmes au mètre carré, parce qu'on a juste envie d'en prendre un pour cogner sur l'autre.

Baltar : Ssssshhhhh, hey. Stop jumping the ship, alright ? (Ptain, mais il te manque une case, mon pauvre Gaius !!!)

Je ne parle même pas du moment où l'imbécile tente de convertir un centurion. On aura tout vu.

Le pire étant quand même que le centurion semble tout à fait réceptif à son sermon.

Bon, bref, ça fait beaucoup, même pour moi.
Heureusement, comme je le disais, il y a Helo. Helo pour lequel je suis sincèrement désolée. D'abord parce que se retrouver à bord d'un basestar avec des tas de Sharon partout, ça doit être vachement sympa. Ensuite parce que se rendre compte qu'une de ces Sharon s'est téléchargé tous les souvenirs de sa femme après la dernière résurrection de celle-ci, ça doit être légèrement troublant sur les bords.

(Ca donne une Sharon très athénienne, d'ailleurs. Hyper glauque.)

Ensuite parce que diriger une armée de branleurs toujours en train de se plaindre, ça doit juste donner envie d'en balancer deux ou trois par l'airlock.

(Kill Seelix !)

Et que dans la foulée, ben les petits pilotes cylons ne trouvent rien de mieux que se mettre à faire pareil.

Bon, vous voulez juste bien arrêter de pleurnicher et jouer votre rôle de chair à canon, sivouplé ???
Bref, Helo, superbe Helo, qui sur ordre de cette gorgonne de présidente, s'en va récupérer la D'Anna (ressuscitée par Cavil ? Gné ?), ce qui lui donne l'occasion d'admirer à loisir l'oeuvre de sa vie...

... à savoir la destruction de l'immortalité des cylons.

Incroyablement rebondissement quand on sait qu'une saison plus tôt, c'est lui qui les a sauvés de l'extermination totale. Quelle ironie. Et comme ça lui coûte de faire ça.

Brrr...
Heureusement qu'il y a cette histoire de Hub, donc, et cette bataille, l'une des dernières, sans doute, avec au bout, l'égalité entre les hommes et les machines. La mortalité pour tous. Plus de jaloux.

Et il fallait que de tous, ce soit celui qui est le plus lié à l'autre race qui en soit l'auteur.

Pauvre Helo. Obligé une fois de plus de trahir quelqu'un à cause d'un ordre donné. En l'occurrence cette pauvre Eight qui lui faisait une confiance aveugle. Dégoûtée.
Mais le tout est accompagné de cette musique merveilleuse, chantée par Felix il y a quelques épisodes... Avec une dimension lyrique, une ampleur nouvelle. Presque magique.

Par contre, toute la scène où Gaius, blessé par une explosion, se vide de son sang pendant que Roslin le regarde, c'est juste abominable. Trop long, prévisible après toutes les évolutions de cette saison. Evidemment qu'il lui avoue qu'il a donné les codes d'accès de la défense aux cylons, sans le savoir. Evidemment que ça anéantit Roslin.

Et évidemment qu'elle va malgré tout le sauver, parce que si elle a encore une chance de pardonner, et d'aimer, c'est juste maintenant, pas dans trois jours. Dans trois jours, elle sera peut-être morte.

C'est le moment de faire table rase, ma vieille, si tu veux partir sans regrets.
Mais avant ça, l'arnaque suprême. Mais bien sûr que D'Anna se fout d'elle quand elle lui dit qu'elle est une FF.

Je ne sais pas ce qui me fout le plus en colère. Cette bande-annonce complètement honteuse ou le fait que ce soit une arnaque. C'est minable.

Bref, tout ça pour que Roslin, qui n'en saura plus ni sur l'Opéra ni sur les Cinq (!), finisse par comprendre que le Galactica, c'est chez elle, et que quelqu'un l'y attend. Un peu lège, quand même. Parce que nous, ça fait un moment qu'on l'a capté, ça.

Elosha : Maybe even closer.

Alors, malgré tout, je ne dirai pas que je n'ai pas un peu mouillé mon petit mouchoir lorsque Bill, en pleine lecture, voit débarquer le basestar.

Je ne dirai pas non plus que je n'ai pas un tout petit peu couiné lorsqu'il descend de son raptor et qu'elle l'attend toute seule.

Je ne dirai pas que je n'ai pas émis un "oooooh" attendri lorsqu'il lui lâche un laconique : "Missed you."

Et pour finir, je ne dirai pas que je n'ai pas été totalement renversée par le "I love you" qu'elle lui sort enfin.

Par contre, il y a un truc que je vais vous dire : il se la jouerait pas un tout petit peu à la Han Solo, le père Adama ???
"About time" ? Mais c'est quoi c'te réponse de merde ???
"I know" !!! C'est ça qu'il fallait répondre, gros boulet ! "I love you", "I know" !!!
Tssss...

Ah, bref. Une fois de plus, la fin est très belle, et c'est franchement chouette, ces fiançailles un peu funèbres. Terriblement triste, mais c'est le truc qui vous transporte, malgré tout.

Alors je sais que je suis dure. Mais on arrive à la fin. Et qu'est-ce qu'on a, au bout de cet épisode, concrètement ? On a la mortalité. On a sans doute un des plus énormes rebondissements de toute la série. Malheureusement, il est presque éclipsé par les singeries de Roslin et Baltar qui s'escriment, à coups de petites remarques assassines (très nombreuses, surtout au début de l'épisode) à se tirer la bourre. Alors oui, on peut espérer la fin de leurs bêtises, maintenant qu'elle l'a sauvé avec force larmes. Mais les visions, encore... alors qu'on a des dossiers monstrueux sur le feu. Les Final Five. La révélation à tous. La Terre.
Comment vont-ils réussir à serrer tout ça en 42 minutes ???
En fait, c'est ça qui m'a foutue en pétard. Je le sentais venir. Je voulais des révélations, aujourd'hui. Et ça me gave de devoir attendre la fin de la mi-saison. De clore là-dessus. Ca me fait braire, en bonne grosse mule que je suis.

Et puis très sincèrement ? Le Galactica m'a manqué. Les autres personnages m'ont manqué. Saul, Lee, Athena, Kara... Bill, aussi. J'espérais tellement le voir arriver plus tôt.
Bref, c'était un bon épisode. Mais ce n'était pas celui que j'attendais, tout simplement. Je voulais repartir avec quelque chose de nouveau. Je repars juste avec quelque chose qui était prévu et auquel on s'attendait : le Hub.

(Au final, quelques heures d'après, je suis bien calmée. Alors ce n'était sans doute qu'une crise d'hystérie passagère mal tombée. Trop cool, d'être une meuf.)

 

408 : Sine qua non

Planquage hebdomadaire.

Si vous voulez savoir comment s'appelle le mort de la semaine, cliquez et pleurez.

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407 : Guess what's coming to dinner

*soupiiiiir*

C'est quand même merveilleux de se laisser emporter par ce tourbillon... avec la confiance aveugle du fanatique qui sait que les réponses arrivent à portée de main.
Voir toutes les pièces du puzzle se mettre en place semaine après semaine, arriver presque à distinguer le schéma général, devoir attendre d'avoir les deux pièces qui restent...
Est-ce que je suis la seule à me demander de quoi va parler la deuxième moitié de la saison ? J'ai l'impression de regarder les tout derniers épisodes de la série. Le dénouement semble tellement proche, la Terre tellement là. C'est du délire.
Et puis c'est beau.
Je me souviens quand il a été question d'une chanson chantée par un des personnages à l'infirmerie. On pensait tous que ça se jouerait autour de l'agonie de Roslin. Pas du tout. Je suis vraiment charmée de découvrir qu'il reste tant de choses qu'on ne connaît pas de nos personnages, même des plus secondaires. Comme le dit si bien Roslin à Lee : "What a way to discover such a beautiful voice."
Ben oui, c'est ça BSG. De la plus grande souffrance naît la beauté. On regarde cette série, on souffre avec les personnages, et puis tout à coup, un voile se lève et laisse entrevoir quelque chose de magnifique.

Et puis ces personnages... chaque fois qu'on pense qu'on ne pourra pas leur pardonner leurs choix, chaque fois qu'on pense qu'ils ont pris une route dont ils ne pourront jamais revenir, ils arrivent à nous surprendre et à nouer ou renouer des alliances qu'on pensait impossibles, si simplement qu'on ne sait plus pourquoi on ne voulait plus y croire. C'est le cas dans cet épisode de Gaius, Roslin, Kara autour desquels tant de choses se mettent à tourner... Et des cylons. Jamais le sol n'a été aussi instable sous leurs pieds à tous. Et pourtant, ils s'accrochent avec une telle foi. C'est vraiment splendide...

Et puisque je parlais de Roslin et Lee plus haut... c'est fou comme on est en train de sentir un passage de témoin, entre eux, même si la vioque s'accroche. De temps en temps, elle semble avoir comme un éclair de conscience. Est-ce qu'elle se rend compte que de tous, c'est lui qui est le plus à même de prendre la tête politique de la Flotte ?

Rien n'est moins sûr. Mais j'ose le croire. Car même si clairement, ils ont leurs désaccords, je pense que là n'est pas la question, pas dans ces conditions. Et même pas en général, d'ailleurs.

En tout cas, le grand ménage de printemps s'annonce, dans la Flotte. Avec le gros outing de Roslin et de ses visions, c'est le début d'une grosse révolution.

Roslin : What if it were you instead of me and all that's left of humanity has just been told that you are sharing visions with the enemy ? What would you do, Mr Adama ? Would you think that the Gods are testing you ?

"Mr Adama". Sérieusement. Elle pourrait pas juste péter un bon coup, de temps en temps ? Quelle vieille carne. Lâcher du lest, c'est vraiment pas son truc. Mais curieusement, je l'admire pour ça. Qu'aussi atteinte physiquement qu'elle le soit, à traîner dans cette sinistre infirmerie au milieu des estropiés, branchée à des tubes atroces, elle arrive quand même à diriger clopin-clopant tout son monde, et à garder la main haute sur les affaires. En plus, c'est quand on s'y attend le moins qu'elle nous met une bonne claque. Exemple redoutable avec Tory qui récolte ce qu'elle sème depuis le début de la saison. Quelle dignité de la part de Roslin qui avait flairé le tout mais n'en avait rien dit. Etre ainsi trahie par son bras droit et la confronter aussi froidement. Moi, je crois que je lui aurais balancé un seau d'eau à la gueule.

Etonnant de voir la réaction de Tory, telle une adolescente qu'on vient de choper avec le chemisier ouvert et la jupe retroussée. Elle qui n'a pas éprouvé une once de remords après avoir suicidé Cally, comme c'est bizarre de la voir aussi mortifiée. Où est passée sa perfection ? Pourquoi ne pas répondre à Roslin : "Je t'emmerde, vieille bique. Je suis une adulte, je me tape mon gourou si je veux." ?

De manière amusante, je me demande si toute l'affaire de coucherie avec Baltar (qui à mes yeux reste quand même le mec à Caprica) n'avait pas pour but de rapprocher Roslin et Gaius. Qui d'évidence ont encore du business à régler.

Bon, bref, mais avant d'en arriver là (oui, la chronologie et moi, nous vivons une grande histoire très intime), on a quand même les dix premières minutes de l'épisode. Nom d'un basset à poil ras !
Du pur délire !!! Le Demetrius paumé (sans Felix pour le guider !), le basestar tout branlant qui débarque, Adama qui déballe les scuds, papy Tigh en transe...

Tigh : Weapons hold !!!

Et le regard terrrrible d'Adama qui est, on le sent, au bord de comprendre ce qui se passe.

Tenez, j'en ai poussé des cris d'orfraie. Le générique là-dessus histoire qu'on se calme. Fiouuu.
La suite est tout aussi puissante. Prenez le petit Sam, terrifié de ce qui lui arrive, qui cherche anxieusement le regard de son compaing FF lorsque celui-ci débarque à bord du vieux clou.

Saul Tigh à bord d'un basestar, les mecs ! On aura juste tout vu !

Et puis l'entretien avec Natalie, qui montre une sincérité et une complaisance qu'on sent tout à fait désarmantes pour Adama et Roslin.

Entre un Tigh qui frémit d'horreur lorsqu'elle évoque l'archivage de D'Anna, et une Tory qui pique vivement du nez lorsqu'elle tente de croiser son regard.

Avec cela que Tricia est parfaitement merveilleuse, dans ce rôle. Je ne sais tout simplement pas comment elle fait. De tous les acteurs, c'est sûrement elle qui a la tâche la plus ardue. Incarner tant de personnages si semblables et si différents. Quelle palette extraordinaire et quel passeport magnifique pour sa future carrière d'actrice. Elle est étourdissante de talent. Et tellement belle.

Bref, le marché est conclu. Sauf que je sens que Natalie rêve un peu, si elle pense que les FF voudront la suivre. Il faut croire que malgré sa bonne volonté et son envie de réunir les siens, elle n'a pas encore compris l'ampleur du Grand Plan. Quand on pense qu'ils sont là, juste devant elle, et qu'elle ne les voit même pas. Mais comment est-ce possible ?

Natalie : Once their identities are revealed and we come back here, we'll be free to leave the fleet with the Five. Yes. They're here with you. The Final Five are in your fleet.

En fait, ça doit juste être la flippe pour tout le monde. Pour les non-FF qui doivent se demander où sont encore cachés les traîtres. Et pour les FF qui doivent être complètement paniqués à l'idée d'être découverts. Comme nous le prouve pépé Tigh, qui, sans même avoir besoin de sortir de son personnage de vieux grincheux, émet de vives incertitudes quant à la bonne foi cylonne.

Tigh : I say we blow the whole gods damn thing to dust, lock, stock and barrel !

J'ai trouvé fabuleux que les skinjobs soient prêts à renoncer à leur "immortalité". Quelle évolution inattendue !
Ils touchent au but, là ! Et la tronche rêveuse de Roslin la sanguinaire qui s'imagine sans doute faire un bon gros carnage. Une fois pour toute.

Roslin : Imagine. Once they're gone they can't come back. Mortal enemies.

Tenez, Pépé Tigh est sur le point d'en faire dans son froc tellement il balise !

Bref, des cylons à bord du Galactica, des humains à bord du basestar. Un bien drôle de mélange qui n'a pas du tout la même saveur que sur New Caprica, même si les ingrédients de base sont les mêmes.

Peut-être la troisième fois sera-t-elle enfin la bonne. Je pense que c'est vers ça qu'on se dirige. A chaque tentative d'union, on se rapproche de la Terre. Une fois sur Terre, le contentieux sera peut-être définitivement réglé. Mais avant, il faut parvenir à la trouver, et ça ne peut se faire qu'ensemble. Encore un niveau dont il faut venir à bout.

Et avant d'y arriver, il y a cette scène, sans doute la plus improbable de tout l'épisode, voire de la série entière. Un cylon qui s'exprime devant le Quorum. Alors là, je dis "WOW".

Et quel discours.

Natalie : In our civil war, we've seen death. We've watched our people die. Gone forever. As terrible as it was, beyond the reach of the resurrection ship, something began to change. We could feel a sense of time, as if each moment held its own significance. We began to realize that for our existence to hold any value, it must end. To live meaningful lives, we must die and not return. The one human flaw that you spend your lifetimes distressing over, mortality, is the one thing. It's the thing that makes you whole. I believe it was no accident we were found by Kara Thrace. It was destiny. She asked me to lead my people and I accept it.

Sacrée oratrice, cette Natalie. Et qui sait comment museler son monde et dire ce qu'il faut pour que chacun se sente concerné.

Je trouve juste un peu frustrant, que euh...

Et puis, non, rien.

A propos de Lee Adama, très impliqué donc dans la vie politique de la Flotte, j'ai absolument adoré le moment où il explique à la présidente à quel point la réaction des membres du Quorum au moment du saut en urgence l'a choqué. C'est là que tient tout l'intérêt du passage de Lee de l'autre côté de la barrière. Lui, l'ancien soldat, a toujours vécu les attaques de l'intérieur, dans l'action. Il n'a jamais vu de ses yeux la réaction des civils menacés. Et cette réaction, je pense qu'elle va être à l'origine de beaucoup de choses. Parce que cet épisode, aussi noir soit-il, il rayonne d'espoir. Et je pense que Lee représente cet espoir. L'espoir qu'il ne parvient plus à voir dans les yeux de ses collègues du Quorum, résignés au pire, à la fin, à chaque alerte.
Et je trouve la réponse de la présidente très intéressante. "You felt their suffering. Now try holding their lives in balance everyday."
C'est la deuxième fois qu'elle semble vouloir le mettre à sa place. Troublant.

Par contre, les cylons, rah, ils m'ont trop énervée ! Et vas-y que j'avance d'un pas et que je recule de deux. Et vas-y que j'ai des doutes. Et vas-y que finalement, je ne sais plus trop !
Trop frustrant. Et en même temps, c'est tellement incroyable ce qui leur arrive. Ce pas immense franchi en direction des humains. Quel dommage qu'une fois de plus, ils ne parviennent pas à se mettre d'accord et envisagent d'avoir recours à la violence pour parvenir à leurs fins. Natalie a mille fois raison de se poser la question : les FF les suivront-ils ? Ben c'est pas gagné, cocotte !

Et puis tranquillement, on commence à toucher du doigt l'affaire de l'opéra. J'ai trouvé la mise en scène absolument remarquable. Haletante, même. Athéna qui rêve encore et toujours qu'on lui enlève sa fille.

Le "bye-bye" hyper creepy de la petite.

(Le genre à vous faire faire des cauchemars... )

Et puis les dessins...

La course dans les couloirs du Galactica, qui fait écho à celle de l'opéra. Et puis la rencontre avec Natalie.

Qu'Athéna descend froidement une fois sa fille hors de danger.

Frakking unbelievable.
Athéna, putain, comment que tu files un mauvais coton, ma fille ! Alors que tout le monde fait tant d'efforts pour accorder un peu de confiance aux cylons, pourquoi aller résolument et systématiquement dans le sens contraire ? Et les deux FF qui sont là, les bras ballants... Pffff... Pauvre mère terrifiée. Elle ne lui aurait pas fait le moindre mal, à ta princesse...

Enfin, j'ai aimé les échanges très simples entre Kara et Roslin, qui ont pourtant du lourd derrière elles mais qui tentent d'unir leurs forces et leurs connaissances pour enfin trouver des réponses.

Roslin : Will you help me ?
Kara : Yes.

Ca me comble de joie que Kara, Laura et Gaius partent ensemble. Tous trois sont au coeur de la prophétie et jouent un rôle clé. Rien de plus logique, donc.

Et une fois à bord du basestar, l'hybride rebranchée qui fait directement sauter le vaisseau au loin... Oh Frak !

Ok, donc à bord nous avons la présidente des douze Colonies, le héraut de l'Apocalypse et le leader de la nouvelle religion. Ca fait pas un peu beaucoup ???
"Excuse me. As long as I am in this office, the welfare of this fleet is not something you need to worry about" disait Roslin à Lee au début de l'épisode ? Avec une présidente en congé sabbatique à bord d'un basestar, on dirait bien qu'il y a du changement dans l'air.

Enfin, ce serait criminel de ne pas évoquer le calvaire du pauvre Felix, dont la complainte constitue le fil rouge de ce magnifique épisode. Infortuné Felix, victime permanente d'une intrigue qui commence à aller beaucoup trop vite pour certains. Felix y laisse seulement sa jambe, les yeux grands ouverts et avec le bruit de la scie dans les oreilles. Après tous les personnages qui nous ont quittés ces derniers temps, je pensais qu'il y laisserait sa vie.

Quel beau chant d'espoir, à la fois triste et ravissant, qui résonne aux oreilles de chacun des visiteurs, tour à tour. Sam, d'abord...

Et puis Roslin, Lee, Gaius, et même Kara...

Oubliée, presque, l'ironie du destin de Felix, tour à tour héros et traître, parfois malgré lui. Après un tel épisode, je ne vois que la rédemption, pour lui.

En tout cas je l'espère.

Deux semaines d'attente avant la suite. C'est tout bonnement inhumain. D'ici là, j'aurai peut-être le temps de me pencher sur les podcasts de tonton Moore. En attendant... on s'accroche !

 

309 revisité (a.k.a "Unfinished Business" version longue)

(Je sais que beaucoup d'entre vous se demandent : "Mais pourquoi la Sorcière n'a-t-elle pas encore reviewé la version longue d'Unfinished Business que c'est un de ses épisodes préférés ?" Eh ben figurez-vous que le manque de temps y est pour quelque chose. Et maintenant que j'ai le temps, eh bien la sidérante bourrique que je suis s'est rendu compte qu'elle a un peu supprimé le joli fichier mis bien au chaud il y a quelques semaines. Alors j'en profite pour remercier mon fournisseur, les mails et les coups de fil d'hier suite à mon appel au secours. Meurci, les gens. C'est parti ! Faites des provisions pour la route, ça va être long et pas forcément très intéressant. Mais au moins, il va y avoir de la belle capture d'écran. Pour info, la review officielle est toujours ici.)

Hé bé. Ca fait bougrement bizarre, après avoir vu l'épisode d'hier matin ("Faith") de se replonger dans l'ambiance de New Caprica. Déjà qu'à l'époque, ça faisait cinq épisodes qu'on en était partis et que ça faisait bizarre. Là, j'ai juste l'impression de me replonger dans une autre série, d'autres enjeux. Et l'insouciance qui illumine les scènes de New Caprica m'a vraiment serré la gorge. On voudrait tellement qu'ils puissent revivre ça. Vite. Avant qu'ils n'en soient plus capable, humainement.

Et puis se rendre qu'on connaît par coeur les répliques du previously.
Le "not all of them" de Saul. Le "there is nothing here" de Kara...

Alors pour moi, cette version longue, ce n'est pas franchement une version longue, plutôt une réinterprétation de cet épisode. Une autre manière de l'appréhender. Plus riche, plus profonde, mais aussi, à mon grand étonnement, beaucoup plus violente et frontale, et ce en tout.

J'ai bien aimé l'intro, un peu à la "Kobol's last gleaming". Entre Adama les pieds et les mains dans le sable... oh, pardon, dans les dépôts alluvionnaires.

Et la truffe au vent.

Lee complètement à la ramasse en train de se faire méchamment esquinter par Helo, tout en pensant à son réveil sur New Caprica...

Et Kara qui essaye d'oublier sa nuit sur New Caprica avec Sam.

Apparemment ça marche moyen.

On s'amusera à noter que quand elle couche avec Baltar, elle pense à Lee, que quand elle quasi-couche avec Lee, elle pense à Sam et que quand elle couche avec Sam, elle pense à Lee. Bref, il n'y a que quand elle couche avec Lee qu'elle ne pense à personne. Youhou ! Ca fait le tour, là-haut ???

Donc, dans cette version, pas de place à l'imagination, on capte tout de suite ce qui se passe. Y a plus qu'à attendre de découvrir dans quelles circonstances.
La version longue, c'est aussi l'occasion d'accorder une place plus grande à cet indigne paillasson, j'ai nommé Anastasia Dualla. Bon, à l'époque, je l'avais plainte, la malheureuse. Mais alors en voyant ça, je ne la plains plus du tout ! Ah ça, ça prétend épouser un homme en toute connaissance de cause, prendre ce qu'il y a à prendre et s'effacer le moment venu. Ben alors ? Qu'est-ce qu'elle attend pour faire son paquet, bobonne ? Hein ? Ding dong, c'est l'heure !

Enfin. Ca m'a pas mal amusée que dès le début, elle tente de demander à Adama d'annuler la soirée boxe.

Et celui-ci qui répond à sa belle-fille que non, non, ça fera du bien à tout le monde. A tout le monde sauf elle, mais on s'en branle, ahahahahah !

En fait, je crois que j'ai bien aimé le fait que cette version soit encore plus intransigeante envers les époux bafoués. Envers Dualla qui est omniprésente, et envers Sam qui en prend, mais plein la poire, avant que Kara ne lui balance ses pompes à la gueule.

(Attention les yeux... )

Alors quand Sam dit à Kara qu'au fond, ce n'est peut-être pas lui qu'elle veut (Allô ? Je suis un FF mais je n'ai pas pour deux sous de jugeotte !), celle-ci lui répond que oué, bon ben hein, si c'est ce que tu crois, moi, j'ai ni l'envie ni la patience de te faire changer d'avis. Et casse-toi de mon pieu, merci, au revoir.

Quelle... sa... lope.

Par contre, il m'a manqué l'arrivée de Kara, la musique merveilleuse à ce moment-là, et son sourire tout fier quand elle aperçoit Lee... en train de se faire rosser, ma foi. Le montage est totalement différent. Les angles sont nouveaux. Et on le remarque très bien quand on connaît cet épisode aussi bien que je le connais.

Kara est encore plus haïssable dans sa provoc.

La version étendue de la scène "bit off more than you could chew" est plutôt pas mal parce que Lee a l'occasion de passer pour autre chose qu'un gros loser qui vient de se faire mettre KO par Helo et qui fuit la confrontation. J'aime bien le fait qu'il lui dise qu'elle n'a qu'à aller chercher Anders si ça lui chatouille les narines. Et il capte très bien la réaction de Kara. Pas fière.

Lee : Oh. Trouble in paradise. (Joliii !) Now why doesn't that surprise me ? (Ouh, comme c'est petit, mais comme c'est bien envoyé !)
Kara : Yeah, well maybe if you would've found us both a billet, we wouldn't be living on two different ships, huh ?
Lee : I don't believe this. You're blaming me for your frakked up marriage ?

Kara : Didn't really help it off to a good start now, did ya ?

Zyva, pas très convaincante, la gonzesse ! Elle dit ça et elle a le nez sur lui qu'elle crève juste d'envie de le toucher. Sérieux, elle le veut tellement que j'en ai les rétines qui fument !

Bref, ça parle "cul" très vite, en fait. Autant la version courte est moins franco de port, autant la version longue fait valser les calcifs. Et alors, grand moment de rigolade pour moi quand juste après cette scène bouillante, la bourgeoise débarque pour bisouiller son gladiateur, qu'il se retourne, la regarde du haut en bas comme en se demandant c'est qui, et semble se souvenir que, ah oui, il est marié !

Sinon, dans la version courte, j'aurais adoré voir Helo et Lee se serrer la main en potes et se féliciter de leur combat. C'est vite fait, mais j'adore le respect qu'ils ont l'un pour l'autre.

Enfin, Dualla voit très vite le danger arriver.

Demande à son apollon de mari de rentrer au logis, ce qu'il refuse, arguant qu'il a un truc à régler et qu'y en a pas pour longtemps. Ensuite, on nique, promis.
C'est assez bizarre de voir Dualla prendre une part aussi active à l'intrigue. Se permettant même de donner des leçons à son mari, remarquant sans doute que quand Kara monte sur le ring pour étaler Hot Dog (un mystère qui ne sera jamais résolu), il est tendu comme un string.

Duall : When I was 6 years old, there was this boy in my neighborhood, he used to wait for me after school and knock me down. Know what my mom told me ? It wasn’t because I pissed him off. I wasn’t too much older when I realized that the other side of hatred is love. It was passion.

Ben alors ? Qu'est-ce tu fous là, nigaude ?

Hop, on bascule sur New Caprica où pareil, ça se cherche à mort. Et où cet heureux crétin d'Anders commence à se beurrer consciencieusement, sans savoir qu'en abreuvant Lee et en s'imbibant de la sorte, il est en train de vendre sa meuf. Ah ça, c'est un malin dites donc.

Discours de Baltar.

Kara : Your fly's open.
Lee (très choqué) : Shut up.
Kat : Irf irf irf.

Intéressant de voir que tout le monde semble totalement au courant de ce qui se passe entre ces deux-là. Les époux, les pilotes, même ce vieux Tigh, pas dupe pour un sou. C'est une vision totalement différente.

A part ça, un vrai cimetière ambulant, ce discours...

S'ensuit une grosse marrade entre FF alcoolisés.

Et Kara qui s'inquiète parce qu'Ellen, bien atteinte également, lui explique qu'elle a toujours rêvé de se taper une star du ballon.

Tout ceci est très drôle. Même si le spectre de la résistance n'est pas loin. On a même envie de se dire que c'est ici qu'elle plante ses racines. Super bizarre. Mais c'est plaisant à voir. Ca donne une logique et une épaisseur à l'histoire des FF qui est tout à fait remarquable. C'est immensément intéressant. Franchement, j'adore. Il ne manque que Tory.

J'ai beaucoup rigolé en m'apercevant que c'est Felix qui vient enlever Dualla à Lee, pour une danse.

The ultimate CIC couple. Tu ne peux rien faire contre ça, Lee !

Beaucoup aimé aussi le fait qu'on se rende compte que ce que Kara a de plus proche d'une vraie amie, c'est Athéna, qu'elle le veuille ou pas. Athéna qui porte sur ses aventures le regard paisible et amusé d'une femme mariée et sûre de son choix. Et qui a très bien compris que ça se jouait entre Sam et Lee. Et puis réveiller un peu Zak d'entre les morts, c'est pas mal non plus. C'est même tout à fait indispensable pour aller au delà.

Kara : He's been making the same mistakes since the day he met me.
Sharon : When you were with Zak ?
Kara : Yeah. And now I'm with Sam.

I knew it.
Je l'ai toujours dit ! Je le savais ! J'en étais sûre !

Et pendant ce temps, Dualla fait la comédie.

Dualla : I don't want you to fight her.
Lee : Dee, this has nothing to do with us.

Putain, je te le traînerais jusqu'au domicile conjugal par les couilles, moi !

Rebelote New Caprica, et une longue, longue scène de danse. C'est pas mal foutu. Lee au taquet, le caleçon prêt à exploser, qui guette Kara. Les préliminaires sur la piste de danse. Et quand ils se croisent, hop, le temps est comme suspendu. S'il la touche encore une fois, il la couche par terre d'office.
Et c'est là que le truc de malade se produit. Dualla (qui doit être un bonnet de nuit pas possible) décide de rentrer préparer ses affaires pour emménager à bord du Pegasus. Lee tente de la convaincre de rester, la tire...

Mais non. Elle a pourtant été témoin des regards de braise que se lancent les deux lascars, sans parler de l'oeil de rapace que lui a balancé Kara pendant la danse, genre "Yeah, bitch, the commander's all mine" (juste énorme), et pourtant, elle le laisse là, avec sa bénédiction. Elle le récupérera le lendemain.

Cette femme n'a pas toute sa raison. A moins qu'elle ne l'ait trop. Je ne sais pas. M'enfin faut pas s'étonner du retour de bâton, ensuite.

C'était déjà dans la version courte, mais j'adore le regard gourmand de Kara quand Lee vient l'abreuver.

Slurp.

Entre deux, on a une grande scène très délayée entre Roslin et Adama. Et là d'un coup, Pops se met à chanter et Mams pouffe. Avant de sortir un formidable "life's a bitch and then you die". Oh my Gods, am I still watching Battlestar Galactica ???

C'est super chou. On les imagine bien là, toute la nuit, à papoter dans les bras l'un de l'autre, jusqu'au petit matin. On a tous fait ça, non ?
Le parallèle avec les deux autres qui savent très bien où ils vont et qui cherchent juste un moyen d'y aller sans que ça fasse trop de bruit est édifiant.
Et pareil, à ma grande surprise, toute la séquence pré-baise est bien rallongée, et même totalement remontée. Et Lee qui demande s'il est dans la cuisine, là, et que non, pas du tout, t'es dans la chambre, mon coco.

Aaaaaah, nan surtout pas imaginer ça, je ris jaune, très jaune, et nous ne sommes pas lourdingues du tout.

Bon, on baise ?

Blablas rallongés, ça tourne encore plus autour du pot. Quand Lee lui demande si c'est vraiment avec Sam qu'elle veut faire sa vie...

Kara : You got someone in mind... Lee ?
Lee : Tell me you're not afraid that I'm not gonna come along and upset your neat... little applecart. (J'adore cette image !)
Kara : Maybe I want it upset.

(Du coup, les raccords ne sont pas toujours gégés... )

Le résultat étant celui qu'on connaît.

Hop, encore une rallonge pour le "I love Kara Thrace and I don't care who frakking knows". Et je me surprends encore une fois à me marrer en voyant Katee se rouler par terre.

Et puis une fois que Kara a elle-même braillé son "Kara Thrace loves Lee Adama" arrive la conversation qui m'avait pas mal manquée durant la version courte et même durant la série tout entière. Que Lee admette qu'il l'a dans la peau et que le fait de le dire à haute voix (et même de le hurler au monde entier) lui permet enfin de s'en rendre compte. Ptain, gars, trois saisons pour ça, scuse, mais tu nous as quand même bien gonflés.

Kara : Are you sure I'm what you want ? (Mais oui, bourrique !)
Lee : Yeah, you're what I want. I don't think I really knew it until I said it up loud just now.
Kara : Why ? Because of Zak ?

Bien ouej. Du coup, ça, c'est réglé.
Et puis aussi, merde, ça m'avait manqué qu'ils ne se le disent pas en face, les yeux dans les yeux. C'est facile de crier ça sans regarder l'autre, mais là, c'est fait, c'est dit.

Lee : I love you, Kara Thrace.
Kara : I love you too.

(Et je suis bien persuadée que le fait que cette version longue soit sur un DVD qui sort au moment du début de la saison 4, ce n'est PAS un hasard.)

Le meilleur arrive.
C'est vraiment chouette d'enchaîner par une scène d'un sordide et d'une vulgarité aussi fabuleux.

Dualla : Why are you too even fighting ? Why don't you just get a room ? (Holy frak ! La dame est énervée !)
Kara : Been there done that.

Et c'est là que Dualla comprend tout.

Et que Lee pète une pile, ce qui arrange bien Kara.

Lee : You motherfrakker !
Kara : Hold that thought, okay ?

J'ai trouvé cette scène de lavage de linge sale en public d'une violence incroyable. On se demande comment ces deux personnages peuvent en arriver à une telle explosion de haine alors qu'ils avaient enfin réussi à se trouver et à s'avouer qu'ils s'aiment...

En fait, je trouve que le petit matin de Kara qui retrouve son Sam vautré le nez dans la poussière, en train de cuver, en dit très long.

Et son petit froncement de dégoût aussi. Non, pour sûr, celui-là ne la rendra pas meilleure.

Et qui l'envoie directement dans les bras de Sam ? Un FF bien sûr.

Et oui, Saul a raison. C'est leur premier verre ensemble et c'est une grande occasion.

Kara : I slept with Lee last night.

Roh, le fou rire de Saul et l'air outré de Kara, j'en ai ri comme une bossue !

Kara : Would you stop it ? It's not funny ! It's not ! I'm such an idiot...

Et évidemment, en évoquant l'instinct de survie, sans doute sans en avoir conscience, il l'envoie épouser Sam. Tellement logique que c'est à pleurer.

Et encore un gros détour, donc, vers l'inévitable. Parce qu'entre nous, ça ne fait plus de doute, hein.

Pauvre Lee. Revoir cette scène, à chaque fois, ça me tue.

Pour le final, on a droit à une version totalement repensée du combat entre Lee et Kara. Cette fois, avec fond sonore. C'est-à-dire que ces deux abrutis se parlent, ou plutôt se crachent dessus puisque soyons clairs, avec les protège-dents, c'est quand même pas gagné. Je trouve ça tout à fait naze, mais ça m'a fait marrer de voir Lee balancer un "truth stings, don't it" à Kara, auquel elle répond un furieux "you frakking hypocrit". Ca rend la chose encore plus brutale.

Et avant qu'ils ne tombent dans les bras l'un de l'autre, LA scène impardonnable. Celle de la demande en mariage.

Et là, j'admire Jamie Bamber. On dirait que son personnage vient de passer sous un rouleau-compresseur. Il est anéanti. Sans mentir, il a l'air physiquement encore plus amoché que celui qui est en train de saigner à blanc sur le ring. Incroyable.

Je n'en reviens pas qu'il ait le toupet de demander la main de Dualla... et encore moins que celle-ci lui confie qu'elle sait très bien qu'un jour, on viendra l'enlever à elle, que ce soit les cylons ou Kara, mais qu'en attendant, oui, elle veut bien l'épouser, en toute connaissance de cause.

Et c'est comme ça qu'on comprend pourquoi Lee ne veut pas la tromper. Je crois qu'il est tellement scié qu'elle puisse accepter de l'épouser dans ces conditions... Ce genre de martyr, à Lee Adama, ça lui parle. Et surtout, il adore ça.

Quel cirque.

Dans la version longue, ce qui m'a plu aussi, c'est qu'on voit bien qu'à la fin du combat, Lee a parfaitement compris où Kara voulait en venir en le provoquant. Puisque c'est lui le premier qui fait le geste d'y mettre un terme en l'attirant vers lui.

Elle, elle lui remettrait bien encore quelques bourre-pifs.

Et puis après le "hug" qui met un terme à l'épisode version courte, la version longue nous propose un petit bonus.

(Et là, je me suis dit : "Nan, ils vont pas s'embrasser comme ça, quand même !" Non, ouf.)

Evidemment, Cry-me-a-river-Lee nous fait le coup du "bouhouhouh" de soulagement et s'effondre comme une fiotte en emportant Kara avec lui.

Et ces deux crétins finissent l'épisode en rigolant nerveusement par terre.
Inutile de dire que je préfère nettement la fin de la version courte, tellement plus simple et adorable. Mais voir Lee et Kara finir en rigolant, ma foi, ça leur ressemble aussi.

Bref, voilà. Je suis quand même restée sur le cul hier soir. Impossible d'en décrocher tellement l'intensité est là. Et tellement c'est juste beau, quoi. Les images sont belles, les personnages sont magnifiques, tous autant qu'ils sont, même Adama ensanglanté... Allez, pour le plaisir.

(Pas pu m'empêcher de me dire que si le combat avait eu lieu dans la saison 4, il se serait pris une de ces dérouillées ! )

Enfin, j'ai été très surprise de découvrir encore tant de couches inexplorées dans la relation entre Kara et Lee. Je ne m'y attendais pas du tout. Et je me rends compte que je les avais vraiment bien cernés passé le WTF de la saison 1 où je n'avais rien vu venir !

Bon, je crois que maintenant, on est tous d'accord pour dire que ce sont des âmes-soeurs, hein. Y a pas à tortiller. C'est ensemble ou rien du tout.
Comme il me tarde de savoir ce qui les attend, tout au bout du chemin.
Et comme leur créateur doit les aimer, ces personnages, pour leur offrir une version parallèle de leur épisode.

Bref. C'était très fort. La version courte restera la version référence, pour moi, plus fluide, plus gracieuse, mais je ne suis pas près d'oublier la complexité, la tendresse et la brutalité de la version longue.

Et comme le dit Kara une deuxième fois sur le ring : "I guess this makes things more complicated."
Sans blague...

 

406 : Faith

Allez, je fais exception à la règle (bien involontaire) de ces dernières semaines et je poste mon commentaire sur cet épisode à chaud, et sans le revoir une seconde fois. Parce que contrairement aux derniers épisodes, là, c'est surtout à l'émotion que celui-ci fait appel. Et pour ça, pas besoin de s'infliger la chose une deuxième fois...

(Vous remarquerez que les premières captures d'écran sont bizarres. C'est le fichier .avi qui est un peu flingué au début. Ca s'arrange après le générique.)

Putain, j'ai bien pleuré !

Les salauds. Si je pleure déjà comme ça maintenant, mais qu'est-ce que ça va être quand la vieille va caner ! Et le vieux ! Et quand ils vont trouver la Terre ! Et quand tout le reste !

Bref... j'espère que la plupart d'entre vous auront ressenti cette même décharge d'émotion parce que personnellement, en regardant cet épisode, j'ai eu l'impression de toucher à la définition même de la vie.

(Et la mamie s'en vient m'interrompre pour me parler Livret A et CEL, merci Mamie... )

Allez, viendons-en aux faits. Donc la dernière fois, les gentils soldats du Bounty ont décidé de mettre la méchante Starbuck aux fers. Cette semaine, je me suis vraiment demandée comment ils allaient faire pour débrouiller cette situation et envoyer malgré tout Blondie chez les Toasters. Je me doutais que Sam allait péter son câble de FF, mais je n'imaginais pas que ce serait aussi parfaitement géré.

Premièrement, Athéna qui devient très très vilaine.

(Je dirais même qu'elle frôle la psychorigidité, la pauvre.)

Deuxièmement, Sam qui s'agace.

Troisièmement, Felix qui se fait exploser la patte.

(Une vraie boucherie, là-dedans ! )

Quatrièmement, Kara qui prouve, en se portant directement à son secours, que oui, son équipage passe avant tout le reste et qu'elle est consciente qu'il y a trop de vies en jeu.

Voilà comment un Final Five est venu à bout de cette situation impossible et a poussé Kara à reprendre ses esprits. Sont doués, ces gensses-là, même s'ils ne s'en rendent pas compte.

Bref, en route pour le Basestar échoué, avec une petite équipe de valeureux guerriers... et trois cylons.

Sur le coup, j'ai été ravie que Barolay prenne enfin la parole. Surtout pour dire à Kara qu'elle l'a toujours suivie et qu'elle la suivra jusqu'au bout parce que depuis le début, elle l'a vu botter le cul des toasters. Bravo, Jean, que je me suis dit. T'es une sista. Même si en rousse, je te trouvais fabuleusement plus belle.

Contente aussi de revoir Kara et Sharon faire équipe, malgré la tension palpable entre elles.

Ca me fait un peu mal au coeur, parce qu'elles ont été si proches. On les sentait tellement copines pendant la saison 3, après le retour de Kara sur le Galactica. Les Fighting Agathons et tout ça. Aujourd'hui, Kara en est à lui demander si elle peut lui tourner le dos sans risquer de se retrouver avec un flingue collé contre le crâne. Ca me fait vraiment de la peine. Mais bon, le respect est là, ça se sent, malgré le manque de compréhension entre les deux. Entre l'une qui n'écoute que ses tripes et l'autre qui écoute avant tout la raison et son honneur.

Cela m'avait effleurée car je pensais bien voir un vaisseau sur la peinture de Kara, mais j'avoue que j'ai été soufflée de découvrir que la comète de ses visions, c'est en fait le Basestar. Je pense que c'est ça, le Ship of Lights de BSG78, métaphoriquement parlant. Ce vaisseau ennemi tout aussi amoché que le Galactica... joli parallèle, je trouve.

( )

L'effarement de Sam qui n'a pourtant jamais été aussi proche de chez lui... où que soit ce chez-lui.

Et la sérénité de Leoben qui attendu si longtemps pour voir enfin l'Histoire se passer sous ses yeux.

Quel sentiment de folie. On est partagés entre l'excitation de tout ce qui se passe, entre la peur et l'angoisse qu'on sent émaner de Kara, entre la sensation d'urgence car sur le Demetrius, les secondes défilent, et tout le reste. C'est vertigineux. Et cette scène, ptain, cette scène où Sharon voit ses soeurs approcher et qui rappelle tellement le "This isn't happening" de Boomer.

C'est au moment où Athéna repousse ses soeurs en leur disant à quel point elle les méprise de retourner leur veste en permanence qu'on comprend que jamais plus elle ne retournera la sienne. Peu importe ce qu'il lui en coûte.

Athena : You pick your side and you stick. You don’t cut and run when things get ugly. Otherwise you’ll never have anything. No love, no family, no life to call your own.

Malgré tout, quelle leçon pour ces petites écervelées que celle assénée par cette grande soeur qui en a tellement chié et qui a honte d'elles, aujourd'hui. Indispensable, cette scène. Parce que si elle n'excuse rien, elle explique magnifiquement bien toutes les actions de Sharon ces derniers épisodes. Evidemment, le twist suprême serait qu'elle vire de bord malgré elle. J'espère qu'on n'en arrivera pas à ça car ce serait la mort de ce personnage, je pense...

Bref, nos amis sont à bord d'un Basestar. Wow. Un Basestar, quoi.
Et ça faisait bien longtemps qu'Athéna n'avait pas fait trempette.

J'ai failli hurler quand Sam, fasciné, est sur le point de faire de même. Je suis sûre que ça aurait fait un électrochoc terrible.

D'ailleurs, pendant tout cet épisode, j'ai halluciné de le voir déambuler là-dedans, semblant se demander ce que cet endroit est supposé signifier pour lui.

Et bien sûr, c'est là que la chose la plus idiote de cet épisode se produit. Un échange de mots vifs entre deux gonzesses qui ont déjà une longue histoire derrière elles, le spectre de New Caprica qui resurgit, un coup de boule, une grande baffe, le sang qui coule, et adieu Jean Barolay.

Cette scène est d'une telle violence et d'une telle rapidité que je n'ai rien vu venir. Ce n'est qu'en voyant le regard fixe de Barolay que j'ai compris que cette Six l'avait tuée.

Là, je jure que j'ai commencé à sentir les larmes monter. Parce qu'après cette brave Erin Mathias, c'est une autre soldate de tous les combats qu'on expédie ridiculement. C'est trop triste de les voir les uns après les autres tirer leur révérence, ces malheureux qui ont conduit les leurs jusque là. C'est sans doute parce qu'on aura de moins en moins besoin d'eux, et c'est logique. Mais si des gens méritaient de voir la Terre, c'étaient bien les Mathias et les Barolay... et bientôt les Hot Dog, les Figurski, les Dualla, même. Y arriveront-ils ?
Et à côté de ça, il y a cette découverte bouleversante d'un skinjob traumatisé par sa mort, par le passage à tabac d'une résistante qui n'aurait probablement jamais imaginé qu'un cylon puisse ressentir cela. Alors cette Six aussi va mourir. Exécutée par une de ses soeurs...

(Je suis bien certaine que cette scène aura légèrement troublé certains de nos mâles compères. )

J'en profite pour noter que décidément, la tension qui existe entre les Six et Kara est vraiment géniale. C'est pas souvent qu'elles se croisent, mais quand c'est le cas, c'est vraiment d'enfer. Et j'ai trouvé extrêmement intéressant que Natalie évoque l'obsession de Leoben pour Kara, et la complaisance dont elle et les autres ont jusque là fait preuve à cet égard. Je m'étais d'ailleurs toujours demandée ce que les six autres modèles en pensaient.

L'hybride, donc. Ah ça, pardon, mais on l'attendait depuis longtemps. Oh, j'ai été frustrée que celle-ci ignore Kara, au début !

Surtout que la pauvre attend tellement de réponses...
Et puis il suffit qu'on la taquine un peu, cette brave dame, et là, d'un coup, c'est parti mon kiki. On a droit à un incroyable : "The children of the one reborn shall find their own country. End of line." (The one reborn ??? Explication, vite, vite !)

The hybrid : The dying leader will know the truth of the opera house. (Et nous aussi, ptain, tant mieux !) The missing three will give you the five. (YESSSSS !!!) Who have come from the home of the Thirteenth. (DES TERRIENS !!!) You are the harbinger of death, Kara Thrace. You will lead them all to their end. Enf of line.

Eh ?

Oh, nooooon, ma pauvre Kara, pas ça ! Pas à elle ! Pas maintenant !
C'est le meilleur moyen pour qu'elle reparte dans son trip auto-destructeur !!! Pfff... Saura-t-elle voir le sourire de l'hybride qui semble la regarder avec tant d'adoration ? Pourvu que oui. Pourvu qu'elle comprenne que ce message a forcément un second sens...

Et puis avant de repartir, j'ai trouvé magnifique cette scène de mort de la Sharon tuée par le centurion, sous le regard impitoyable d'Athéna qui ne lui prendra pas la main, contrairement à Natalie qui elle avait accompagné sa soeur avant de lui prendre la vie. Et cette main, c'est le FF de service qui s'en saisit.

Et c'est incroyablement beau et émouvant.
Ce voyage était probablement indispensable pour que Sam accepte sa vraie nature. C'est sans doute l'une de ses dernières actions en tant qu'anonyme et il le sait. Car au programme, c'est le dégel de D'Anna et la révélation. J'en tremble d'avance. Ca va être monstrueux.

Bref, au terme d'une attente terrible, le Basestar apparaît enfin, avec quelques secondes de retard, libérant Helo...

Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce qui nous attend la semaine prochaine. Le Demetrius rentrant au bercail avec un Basestar et tout plein de copains cylons. On est bientôt samedi, dites ???

Et puis pendant ce temps, nous assistons à la pénitence de Roslin, qui de scène en scène, semble se réduire petit à petit à sa plus simple expression. D'abord en apparaissant chauve...

(Je sais pas vous, mais gros *gasp* de ma part en la voyant comme ça. Pas préparée, pas prête, pas envie de la plaindre... Mais obligée... )

A l'occasion d'une scène touchante où la malheureuse s'accroche encore à ce qu'il lui reste de dignité et confie à Tory toute sa confiance...

Je crois que si elle savait le temps que celle-ci passe dans le lit de Baltar, ça la tuerait.

Il y a ensuite cette Roslin au foulard, d'abord en chemisier puis en chemise de nuit, traînant avec elle tout son bouzin comme elle traînerait sa croix, se départant bientôt de toutes les choses superficielles qui font encore d'elle une femme belle et élégante.

Et puis cette rencontre hallucinante que tout bon fan de Star Trek attendait avec tellement d'impatience.

Voilà qui va lui changer la vie, ou du moins la mort. Ils ne se sont pas trompés en castant Nana Visitor. Elle est hallucinante. Laide et terrifiante de maladie, mais ce qu'elle apporte à cet épisode, c'est du délire.

Et lorsque Roslin lui raconte la mort de sa mère, emportée par le cancer, la voir craquer et pleurer comme une enfant, ça m'a tuée. Je pense que cela appelle tellement de choses à chacun d'entre nous que c'est impossible de ne pas pleurer avec elle. Si vous êtes trop jeunes pour avoir vécu ça, ou si la vie vous a épargné ce genre de souffrances jusqu'à présent, ce que je vous souhaite, vous n'aurez peut-être pas versé de larmes devant cette scène. Moi, si. Et plus d'une.

Mary, Mary... que tu arrives à me faire pleurer sur le sort de ce personnage que j'en arrive parfois à abominer, ça me sidère...
Comme elle est belle, là, sans tailleur, sans talons, sans cheveux, sans maquillage, sans rien. La vraie Laura Roslin.
Et puis accompagnant cette amie de quelques instants de l'autre côté...

... pour découvrir qu'elle aussi est attendue...

Voilà, je repleure de poster ces captures. C'est un sujet qui me touche trop...
Si seulement mes rêves pouvaient ressembler à ça, de temps en temps.

Bref, elle s'accroche à son navire, Laura. L'heure n'est pas encore arrivée pour elle.

Mais cela va sans doute lui donner la force d'affronter la fin. Car elle est proche. Combien lui reste-t-il ? Deux épisodes ? Trois grand max ? Va-t-elle céder à l'appel de Baltar, dont la voix accompagne chacune de ses scènes comme une chanson apaisante (il cite du Shakespeare, cet enfoiré !). Et pourquoi, bon sang, pourquoi aller réveiller Bill, partager un moment aussi doux...

... et ne pas finir par un baiser, bordel de merde ?

Quand Bill dit à Laura qu'aujourd'hui, il croit vraiment en la Terre, contrairement à avant, et qu'elle lui demande ce qui l'a fait changer d'avis, il répond : "You." Peut-être que ça vaut plus, en fin de compte, que n'importe quelle bisouille.
En tout cas, quel symbole que cette présidente en robe de chambre, avec un foulard sur la tête, et cet amiral en pyjama. On croirait deux petits vieux qui flirtent à la maison de retraite. Trop mignon, mais tellement triste.

Enfin... quel bel exercice de style autour de la mort. Puiser ainsi dans des angoisses si humaines, rendre ça à l'écran de manière si forte. La mort absurde de Jean qui s'effondre, les yeux déjà vides, en disant qu'elle va bien. La peur de la mort de Six. L'agonie de la phase terminale. L'épée de Damoclès suspendue au-dessus de chacun des cylons qui sont à bord du Basestar. Tout ça m'a totalement bouleversée. Et en même temps, depuis ce matin, je ressens une sorte de bien-être que je ne m'explique pas. Comme si tout était à sa place. Le message de cet épisode est ahurissant. Du délire. Je n'ai jamais rien ressenti de tel devant une série... excepté Six Feet Under.

 

405 : The road less traveled

Aloooooors. Merci à Mark Verheiden de me donner à rédiger une fois de plus, à l'occasion de cette mi-mi-saison (mimi), une super review qu'elle déchire et qu'on n'y comprend rien... Ahum.
Bienvenue, donc, à bord du Bounty. Où ça se révolte un max et où on est loin du goût de paradis. Ah ah ah.

Hem.

Bien contente de retrouver Kara et sa troupe de mauvais sujets après un gros épisode très branché Galactica. Franchement, je trouve que Kara n'est pas aidée.
C'est tout à fait fascinant de constater à quel point tout le monde tente de lui mettre des bâtons dans les roues. A se demander si le vieux n'a pas fait exprès de coller à bord de son vaisseau-poubelle tous les pires branleurs dont il ne voulait plus.

- Helo : sans doute le meilleur élément, mais tellement coincé dans son rôle d'XO modèle qu'il ne se rend pas compte que BORDEL, mon grand, mais vous êtes au bout du chemin, là ! Il faut qu'il se passe quelque chose car les machines comme les humains sont épuisés et ne dureront plus longtemps. Oui, c'est prendre des risques, mais ces risques sont devenus nécessaires parce qu'après tant d'années à sillonner l'espace, il faut oser les coups de folie. Et ça, même Adama l'a compris.
Bref, Helo, superbe, grand, mais qui au moment de trancher, recule de trois très pénibles pas et décide que non, il n'est pas prêt. Helo qui a épousé un cylon. Helo, merde, quoi.

- Athéna : alors elle, mais c'est juste... du... dé... lire. Ca me scie le derche. Cette meuf est tellement devenue humaine qu'elle fait toutes les conneries livrées avec le pack !!! LE cylon de l'équipage qui est le premier à freiner des quatre fers quand il s'agit d'une alliance potentielle avec ses propres frères et soeurs ! On aura tout vu. C'est passionnant, mais ça m'a donné envie de me taper la tête contre les murs. Athéna, Athéna, Athéna... Finalement, ce sera peut-être ton allégeance envers le vieux qui te perdra. Et tu as bien la mémoire courte, toi qui as moisi en cellule pendant de si longs mois, désespérant que l'on croie enfin en ta sincérité...

- Felix : LA mauvaise idée ! Flanquer Felix Gaeta à bord du Demetrius comporte une certaine logique, mais c'est oublier que l'ardoise est particulièrement chargée entre lui et Kara. Si de tous, il y en a bien un qui me fait une peine immense, c'est lui. Il avait une telle foi en Gaius, en la Terre, il était tellement le petit officier parfait et brillant. Et aujourd'hui, il ne reste de lui que cet homme cynique et blasé qui ne croit plus en rien et qui promène son regard vide et las dans une mission qu'il juge absurde. Comme il est dur de voir notre héros de la résistance s'enfoncer de plus en plus dans la vilenie alors qu'on était si fiers de lui.

- Seelix : deuxième TRES mauvaise idée. Alors elle, de toute façon, c'est plié. Avec le retour de Kara, c'est aussi le retour de la reine des pilotes (dont de toute évidence, elle ne fera jamais partie) et Anders qui s'éloigne encore un peu. Et ça, Diane Seelix, ça commence à faire beaucoup, pour elle. Finalement, tout semble vouloir se conjuguer pour qu'elle reste une sous-merde, même après avoir ôté ses mains du cambouis. Ca craint du boudin, et même que Kara lui vole son baquet sur un caprice. Alors là, c'en est trop.

- Le trouf' qui n'arrête pas de râler : lui, c'est le fusible qui va sauter aussitôt qu'il sera nécessaire de tuer quelqu'un. C'est le mauvais génie de la bande, le premier à l'ouvrir bien grande histoire que nos autres personnages ne se fassent pas trop mal voir dès le début.

- Sam : le seul qui peut encore faire basculer toute l'affaire, mais comment ? Et surtout, est-ce que ce sera pour les bonnes raisons ? Porteur d'un secret dont il est le seul à avoir connaissance, il n'y a qu'en sortant de sa mollesse de bon toutou que ça marchera. Pathétique quand il surprend Kara en train de se faire platoniquement papouiller par Leo.

- Les meufs, alias Jean Barolay et le sergent Mathias : fusibles itou, à ce qu'il semble. Je compte sur la fidélité de Jean envers Sam pour faire levier si nécessaire. Un peu triste pour Mathias. Encore un personnage qu'on connaissait depuis le début et qui nous quitte. Combien encore comme ça ?

- Hot Dog : il est bête. Gentil mais bête. Il suivra du côté où ça gueulera le plus fort.

Bref. Comment voulez-vous qu'on fasse quelque chose de ces gens-là ? D'office ils ont décidé que c'était bullshit, cette mission. Ils n'ont même jamais fait semblant d'essayer d'y croire, à part Helo.

(De très belles scènes entre eux, en passant. Je me suis souvenue avec nostalgie de leur balade sur Caprica... )

Certes, Kara est gonflante, son retour est louche, sa démarche totalement insensée, sa manière de procéder pour le moins nébuleuse. Certes, en matière de PR, elle a encore bien du boulot. Mais le fait est qu'elle n'est pas aidée.

Pourtant, il n'est pas difficile de voir qu'il se passe des trucs chelous. Je veux dire, PAF, Kara prend un viper, et en moins de dix secondes, elle vous extrait Leoben d'un chasseur lourd. Qui serait assez con pour ne pas se rendre compte que c'est quand même un tout petit peu bizarre ?

Kara : Leoben ?
Leoben : I'm here for you, to offer a truce between cylon and human. And a chance for you to complete your journey.

Wouhouh !

Enfin, le retour de Leoben, grand mind-frakker devant l'éternel.
Bon, je ne suis pas de ces forcenés qui se régalent de voir Leo tripoter Kara (il y en a, et un paquet), mais leurs échanges sont toujours passionnants. Et je soupçonne Katee d'être un peu impressionnée de jouer face à lui.

(Perso, je le serais. Il est un poil flippant, CKR.)

Et puis Leo nous balance un florilège de léobenismes. Collector.
Morceaux choisis :

Leoben : God has taken your hand and purged you of the questions, the doubt. Your journey can finally begin.

(J'adore la peur et la fascination qu'il provoque chez Kara... )

Leoben : All of your life... you forced back the truth by lashing out at everyone around you. Anesthetizing yourself with ambrosia and empty affairs. But you've lost the taste for those petty things.

Leoben : I look at you now, I don't see Kara Thrace. I see...an angel blazing with the light of God. An angel eager to lead her people home.

Et le pire, je pense, c'est que Kara sait qu'il a raison.

C'est pourquoi le plus improbable se produit : Kara Thrace est prête à faire un pacte avec les cylons.

L'autre scène de folie à bord du Demetrius, c'est bien sûr celle où Leoben et Sam font connaissance. Je n'ose imaginer ce qui doit se passer dans la tête d'un homme quand il aperçoit la femme qu'il aime comme manipulée par un personnage aussi monstrueux (à ses yeux) que Leoben.

(Il faut dire que flippant, ça l'est, pas de doute. Flippant et magnifique. Gros écho de la scène de la peinture dans "Maelstrom". Et en passant, ne seraient-ils pas en train de gribouiller le "Ship of Lights" de BSG 78 ?)

Mais cette conversation... sacrebleu.

Leoben : You and Kara, did you get things worked out ? Because you should. You weren't meant to be enemies.
Sam : No. That'd be you and me. (Sam, Sam, Sam. Ne te fais pas plus bête que tu ne l'es.) What do you want from Kara ? (Bon, si tu insistes.)
Leoben : The same thing I've always wanted. For her to understand her destiny.
Sam : That's not good enough.
Leoben : It's good enough for her. What is the most basic article of faith ? That this is not all that we are. C-bucks rule.
Sam : What did you just say ?

Leoben : Forward guard, right ? I saw a couple games. You were good. Yet after all the celebrity and acclaim, what were you ? Just another face selling magazines...another piece of scoreboard trivia, and you always knew you were destined for more. You were just waiting for your singular moment of clarity. (In... cro... yable.)
Sam : Well, maybe I just found it.
Leoben : You kill me, Kara's dream dies with me.
Sam : I don't think so. I think you download into another Leoben body and you spew more lies.
Leoben : No one's coming back. We were lured out of resurrection range. Ship was attacked. We survived. The baseship was damaged. We were set adrift.
Sam : What are you talking about ? Who attacked you ?
Leoben : War has broken out between the cylon. Battle lines have been drawn... between those who embrace their nature and those who fear it. Sam : Good. You can blow yourselves to hell for all I care.
Leoben : That's one way, that's one way. There's another. An alliance. Allow our paths to converge. You save us from our savage brothers. And our old one, the hybrid, will show Kara the righteous path. And together, they'll lead us to the promised land. Together, we will find earth.

Intéressant de se rendre compte que finalement, ce qui se passe chez les cylons se passe également chez les humains. Et même chez les Final Four, à une échelle quelque peu moindre. Certains chemins qui semblaient pourtant tout tracés se séparent... et d'autres destinées se lient.
Et la question qui se pose tout naturellement au terme de cette scène, c'est : mais nom d'un chien, Leoben sait-il que Sam est un FF ???
Le sait-il sans savoir, l'a-t-il appris par le biais des chasseurs, par celui de Caprica Six (pour autant que celle-ci ait capté Saul dans l'épisode précédent) ? En tout cas, l'anonymat des Final Four semble vivre ses dernières heures et ce n'est pas plus mal. Si Sam décide enfin d'embrasser sa nature profonde, comme le petit discours de Leoben le lui suggère, je pense qu'il pourrait enfin comprendre que sa mission est de protéger Kara et de l'emmener près de l'hybride. Pourvu que ce soit le cas. Qu'il renonce à ce comportement infantile et frénétique et qu'il accepte que oui, il est un cylon, et alors ? Ca peut servir, alors au boulot !

Je ne vois pas qui d'autre pourrait débloquer la situation inextricable dans laquelle Kara se trouve, avec tous ses hommes à présent retournés contre elle.

A mon avis, Leoben le sait. C'est pour cela qu'il a bien pris le temps de tout expliquer à Sam.

Et alors, à bord du Galactica, ça continue à progresser à une vitesse phénoménale.
Je pense que beaucoup de gens se laissent piéger par l'impression de lenteur qui se dégage de la réalisation des derniers épisodes. Et je pense que c'est voulu. Mais si on y regarde de près, il se passe mille fois plus de choses en terme de progression de l'intrigue et des personnages que durant les trois saisons précédentes réunies. On nous fait passer des messages tout à fait prodigieux. Regardez un peu cette scène où Tyrol, crâne rasé tel un forçat, fait tourner sa corde à sauter au son de la voix de Gaius Baltar, devenu un prêcheur dont les sermons sont maintenant diffusés sur les ondes de toute la flotte. Et lorsqu'il éteint la radio, son marmot se met à pleurer. Pour se taire une fois la radio rallumée.
Enorme.

A part ça, je pense que Tory va devoir faire très attention à ses petites fesses parce que de toute évidence, Tyrol va finir par découvrir qu'elle a un petit peu poussé Cally par l'airlock.
L'obstination du pauvre Chief me laisse un peu perplexe, surtout après sa superbe tirade de veuf dans l'épisode précédent.

Mais je trouve que sa nouvelle dégaine est très classe.

A part ça, j'espère que tout le monde a tiqué sur cette phrase de Tory, décidément en plein trip cylon : "Maybe it was God's will. We don't know why these things happen. But God does. And he has plan for us. For whatever reason, her death, our awakening... you gotta trust that it's all for the best."

C'est bizarre, la partie en gras me rappelle vaguement quelque chose !

Autre passage qui m'a presque fait bondir, le deuxième